France

De Mélenchon à Le Pen, la classe politique condamne à l'unisson la gifle reçue par Emmanuel Macron

L'ensemble de la classe politique, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, en passant par Valérie Pécresse, François Hollande et Robert Ménard, a condamné la gifle dont a été victime le président de la République ce 8 juin dans la Drôme.

La gifle reçue par le président Emmanuel Macron le 8 juin à Tain-l'Hermitage a été unanimement condamnée par la classe politique, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon. Jean Castex a rapidement appelé devant les députés «à un sursaut républicain».

«La politique, ça ne peut en aucun cas être la violence, l’agression verbale, et encore moins l'agression physique. J'en appelle à un sursaut républicain, nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie»", a déclaré le Premier ministre lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

«La démocratie ne sera jamais la violence», a également réagi la députée LREM Aurore Bergé. L'ancien président de la République François Hollande a apporté son soutien à son successeur et ancien ministre : «Agresser le Président de la République, c’est porter un coup insupportable et intolérable à nos institutions. Face à ce geste inqualifiable, toute la Nation doit être solidaire du chef de l’Etat.»

«Un comportement inadmissible», juge Marine Le Pen

La présidente du Rassemblement nationale Marine Le Pen, qui était en conférence de presse Lunéville (Meurthe-et-Moselle) au moment où elle a été informée de la gifle subie par Emmanuel Macron, a déclaré : «C'est un comportement inadmissible de s'attaquer physiquement au président de la République. On ne peut se permettre d'avoir le moindre geste, la moindre violence contre le président de la République.» Sur Twitter, elle a ajouté qu'elle condamnait «fermement l’agression physique intolérable qui a visé le président».

Le député LFI Jean-Luc Mélenchon a exprimé sa «solidarité» avec Emmanuel Macron. «Cette fois-ci vous commencez à comprendre que les violents passent à l'acte ?», a-t-il ajouté, en référence à la polémique qui l'oppose au vidéaste Papacito.

Son collègue insoumis à l'Assemblée nationale Manuel Bompard a lui aussi fait part de sa «solidarité avec le président de la République giflé aux cris de "Montjoie Saint-Denis", slogan de l’extrême-droite royaliste». «Aucun désaccord ne peut justifier une agression physique. Espérons que cette fois tout le monde le comprenne enfin», a écrit l'élu LFI.

Même tonalité du côté des Républicains : «Aucun désaccord politique ne justifie une telle violence. Trop d’élus et de figures d’autorité en sont victimes aujourd’hui», a écrit la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse. Le député LR Eric Ciotti a estimé que «la violence n’a pas sa place sur le territoire de la République», condamnant «avec la plus grande force l’agression honteuse dont a été victime le président de la République». Son collègue des Républicains Laurent Wauquiez, président d'Auvergne-Rhône-Alpes, a dénoncé un «geste intolérable».

Nicolas Dupond-Aignan a de son côté vu dans la gifle reçue par le président le «symbole d’une fonction présidentielle abaissée dans un pays qui a perdu ses repères». «Scandaleux. On ne touche pas au chef de L'Etat. Il représente la France», a écrit pour sa part le maire de Béziers Robert Ménard.