France

Précarité étudiante : plusieurs manifestations en France pour réclamer un plan d’urgence

A Paris, un cortège est parti à 14h du ministère du Travail en direction du ministère de l'Enseignement supérieur, à l'appel d'organisations syndicales et politiques de gauche qui réclament un plan d'urgence contre la précarité des étudiants.

Des manifestations en faveur des étudiants se sont déroulées ce 16 mars à Paris et dans plusieurs autres villes (Lyon, Toulouse, Lille ou encore Montpellier), à l'appel d'une dizaine d'organisations syndicales et politiques de gauche, qui réclament notamment un plan d'urgence contre la précarité qui frappe les étudiants en période de crise du Covid-19.

A Paris, le cortège est parti à 14h du ministère du Travail en direction du ministère de l'Enseignement supérieur.

«Depuis 365 jours [de restrictions sanitaires diverses], nous remarquons que la situation des jeunes s'est considérablement dégradée. Pas seulement des étudiants, celle de l'ensemble de la jeunesse», a déploré le secrétaire général des Jeunes communistes Léon Deffontaines auprès de RT France. 

Depuis le début de la crise sanitaire, «nous n’avons toujours aucun filet de sécurité, aucune protection sociale à la hauteur», ont déploré dans un communiqué les organisations qui appellent à cette mobilisation (UNEF, Jeunes communistes de France, Jeunes insoumis, NPA jeunes, UNL, FIDL, MNL...).

Des manifestations ont par ailleurs eu lieu dans d'autres villes de France, comme Bordeaux, Lille ou Lyon ou Montpellier. 

Depuis plusieurs mois, le gouvernement a annoncé une série de mesures de lutte contre la précarité comme la création de «chèques psy» ou de repas à un euro dans les restos U. Ces mesures sont jugées «insuffisantes» par bon nombre d'organisations. «Ces aides sont un pansement sur une jambe de bois. Nous demandons un plan d'urgence de 1,5 milliard d'euros» en commençant par une augmentation immédiate des bourses et des APL (aides au logement), a estimé Mélanie Luce, présidente de l'UNEF, devant la presse.

Son syndicat demande aussi l'ouverture d'une concertation en vue de la création d'une allocation d'autonomie pour tous les étudiants. Les organisations de jeunesse réclament par ailleurs la réouverture à 50% des universités. Pour les lycéens, elles souhaitent l'abandon du processus de sélection de Parcoursup et un plan de recrutement massif d'enseignants pour rattraper les retards accumulés.