France

Marseille : une requête contre la vidéosurveillance biométrique rejetée

Le tribunal administratif a rejeté, sans examiner le fond de l'affaire, la requête de deux associations de défense des droits fondamentaux qui demandaient de suspendre la mise en place d'un système de vidéosurveillance «intelligent» à Marseille.

La Ligue des droits de l'homme et la Quadrature du net avaient saisi le tribunal administratif en référé, jugeant que le vaste système de vidéosurveillance qui doit être mis en place à Marseille, capable d'analyser des flots de données pour détecter des mouvements de foule, des comportements jugés anormaux ou de retrouver automatiquement une personne signalée, portait atteinte aux libertés individuelles.

Dans un jugement rendu le 7 février, les juges ont rejeté leur requête, estimant que les associations, qui se fondaient notamment sur des articles de presse, n'apportaient pas la preuve suffisante d'une «décision administrative» de la Ville concernant la mise en place d'un tel système.

Ce 10 février, la Quadrature du net, qui dénonce l'opacité de plusieurs villes autour de la mise en place de ce type de systèmes de surveillance, a précisé qu'elle allait déposer un nouveau référé. La Ville de Marseille avait indiqué en janvier à l'AFP que ce dispositif était «en phase de test».

L'association, spécialisée dans la défense des libertés personnelles face aux évolutions numériques, a également attaqué devant le tribunal administratif de Marseille un autre dispositif de vidéosurveillance à reconnaissance faciale contesté, que veut mettre en place la région Provence-Alpes-Côte d'Azur dans des lycées.

Un jugement doit être rendu prochainement dans ce premier dossier concernant une reconnaissance faciale en France, selon l'association.

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