France

Un syndicat de surveillants de prison dénonce le confort des détenus dans les UVF

Le 5 mars, un détenu a agressé à Condé-sur-Sarthe deux surveillants avant de se retrancher avec sa compagne dans une unité de vie familiale (UVF). Peu après, un syndicat de surveillants pénitentiaires dénonçaient en photos des UVF «tout confort».

Après l'agression de deux surveillants avec des couteaux en céramique, Michaël Chiolo, qui purgeait une peine de 30 ans et qui s'est radicalisé en prison, s'était retranché avec sa compagne pendant près de dix heures dans l'unité de vie familiale (UVF) de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne). Depuis, les surveillants de la prison, suivis par d'autres agents dans différentes prisons, ont débrayé et bloquent les lieux de détention, pour la troisième journée consécutive ce 8 mars. 

Entre-temps, le Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS) de Lille-Annoeullin a diffusé, sur les réseaux sociaux, plusieurs photos d'unités de vie familiale. Apportant leur «soutien aux surveillants de Condé sur Sarthe», ils dénoncent l'évolution des conditions de vie des prisonniers au sein des UVF : «Voilà comment la France traite les ennemis de la nation, unité de vie familiale tout confort. Stop il est grand temps de faire machine arrière.»

Sur les clichés, on peut effectivement remarquer des pièces propres et modernes. France Info précise que les deux premières photos ont été prises en 2015 à l'UVF du centre pénitentiaire de Riom (Puy-de-Dôme), la troisième est datée de 2014 à Montmédy (Meuse). Les UVF sont des appartements meublés de type F2 ou F3, situés dans l’enceinte pénitentiaire. 

Selon la note du 4 décembre 2014 relative aux modalités d’accès et de fonctionnement des unités de vie familiale, les UVF «sont des locaux spécialement conçus, aménagés, équipés, meublés et approvisionnés afin de permettre aux personnes détenues de recevoir des visites de leurs proches». «Les lieux doivent être conçus de telle sorte qu’ils soient comparables à un logement d’habitation et pourvus d’espaces sécurisés et ouverts sur l’extérieur», ajoute la note. 51 centres pénitentiaires en possèdent actuellement.

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