«Un modèle bien connu pour sa précision, sa robustesse et ses multiples sécurités» : c'est ainsi que, selon des propos rapportés le 30 août par France Info, l'entreprise française Sunrock décrit l'arme automatique de calibre 9 mm qui équipera les agents du groupe de protection et de sécurisation des réseaux (GPSR) de la RATP dès la rentrée.
A ne pas confondre avec le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) dont les membres ont attiré l'attention dans le cadre l'affaire Benalla, le GPSR a pour mission de protéger, d'assister et sécuriser les voyageurs et le personnel sur l’ensemble du réseau RATP. Stéphane Gouaud, directeur de la sûreté à la RATP, s'est félicité de ce nouvel équipement qui, selon lui, tranche avec d'anciennes armes «pas du tout adaptées au contexte de terrorisme dans lequel nous évoluons depuis 2015».
Les agents de la RATP disposent «d'armements intermédiaires, comme les bâtons de défense et les bombes lacrymogènes», poursuit le dirigeant, pour qui «ces armes, plus sophistiquées et plus précises» ont été commandées pour que les agents puissent faire face à des individus armés. Permise par une loi de 2016 portant, entre autres, sur la prévention et la lutte contre les actes terroristes dans les transports collectifs de voyageurs, l'affectation de ce type d'armement aux services de sûreté de la RATP nécessitera pour chaque agent l'obtention d'un port d'arme délivré par la police.
Le 12 juillet 2018, à travers un communiqué publié sur son site, l'entreprise Sunrock informait avoir remporté l'appel d'offre de l'armement de la RATP. Le texte précisait que l'équipementier s’était vu confier «la fourniture des armes semi-automatiques de calibre 9 mm et de leurs accessoires associés [...], la maintenance de ces armes et la formation initiale des formateurs».