France

L’homme qui battait sa compagne à coups de ceinture retrouvé grâce à Twitter

Une association avait mis en ligne une vidéo dans laquelle une jeune femme se faisait frapper à coups de ceinture par son partenaire. Le coupable présumé a été dénoncé par un appel anonyme et aurait été identifié par la police.

C’est l’heure de l’épilogue pour l’affaire de la vidéo choquante de violence conjugale qui avait suscité l’émoi sur les réseaux sociaux. Les deux hommes, l'agresseur et l'ami qui le filmait, auraient été identifiés par la police.

L’association L’Amicale des Jeunes du Refuge, qui avait offert une vaste visibilité à la vidéo en la relayant sur son compte Twitter le 11 avril, a été contactée très rapidement par un anonyme qui aurait livré l'identité des coupables. 

L’association, d'ordinaire vouée au combat LGBT d’entraide, de solidarité et de lutte contre l’homophobie, a tweeté le 15 avril que l’agresseur avait été formellement identifié par les services de police. Il s’agirait d’un certain Islem F., au passé judiciaire chargé, et habitué des violences faites aux femmes, y compris commises sur sa propre mère. Son complice, un certain Samir, aurait lui aussi été identifié par la police.

Dans la vidéo en question, on peut voir un homme frapper sa compagne à coups de ceinture sur un terrain vague, car elle avait «sonné» à sa porte sans autorisation. Ces violences étaient censées lui apprendre à «rester à sa place».

Le président de l’association, Mehdi Aifa, avait été choqué par ce déluge de coups portés sur la jeune fille. Il avait estimé que «les violences faites aux femmes [concernaient] tout le monde, car on a tous une sœur, une cousine, une mère». Le militant associatif avait confié à RT France : «Je voyais cette vidéo tourner sur Twitter, accompagnée de nombreux commentaires de soutien aux agresseurs, qui disaient "Voilà comment on dresse une femme". Je me suis dit que je ne voulais pas laisser cette victime en pâture aux internautes. Et je l'ai fait dans l’optique qu’on puisse identifier les auteurs et que cela mobilise l’opinion publique.»

L'Amicale des Jeunes du Refuge avait précédemment mis en ligne une autre vidéo, qui avait déjà permis d’appréhender les agresseurs de la «brigade anti-trav» qui s’attaquait à des travestis dans le XVIIe arrondissement de Paris. Un gang de 15 personnes avait par la suite été arrêté, pris en flagrant délit alors qu’il molestait des travestis.

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