France

Des militants et associations se mobilisent contre la loi Asile et immigration de Collomb (VIDEOS)

Le 21 février, plus de 200 personnes étaient réunies devant le Conseil d'Etat pour protester contre la loi Asile et immigration de Gérard Collomb. Présenté le même jour en Conseil des ministres, le projet ne fait pas l'unanimité.

Le projet de loi Asile et immigration du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a été présenté ce 21 février au Conseil des ministres. Opposés à ce texte, plus de 200 manifestants se sont rassemblés devant le Conseil d'Etat. Parmi eux, Eric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis (La France insoumise) a répondu aux questions de RT France.

Olivier Chemin, avocat et président de l'association Elena France, considère quant à lui que le projet de Gérard Collomb est «une régression pour les demandeurs d'asile» qui restreint notamment «les délais pour demander l'asile».

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement s'est efforcé de donner des gages à l'aile gauche de la majorité, qui juge le texte trop répressif. Le député La République en marche Matthieu Orphelin, transfuge d'Europe Ecologie Les Verts, estime que «le travail parlementaire va permettre de continuer à rééquilibrer le texte» mais les discussions s'annoncent serrées pour amender le projet avant les débats parlementaires en mars-avril.

Les Républicains ne soutiendront pas le texte «en l'état»

S'ils n'étaient pas présents à la manifestation, Les Républicains (LR) ont fait vent de leur opposition au texte présenté. Le groupe parlementaire LR, cité par l'AFP, a ainsi déclaré qu'il ne soutiendrait pas «en l’état» le projet de loi car il «ne répond en rien à l’ampleur et à la gravité des défis migratoires».

Le parti s'est exprimé à ce sujet lors d'une conférence de presse rassemblant plusieurs députés. Les Républicains ont formulé cinq contre-propositions guidées par trois principes, résumés par la secrétaire générale du parti Annie Genevard : «Pas de nouvel appel d’air en direction des migrants ; la France doit pouvoir expulser les déboutés du droit d’asile et les clandestins ; la France doit pouvoir choisir qui elle accueille sur son territoire.»

Parmi les contre-propositions qui ont été énoncées : le refus de l’extension du regroupement familial aux frères et sœurs des réfugiés mineurs, au-delà des ascendants directs. «C’est un nouvel appel d’air. Il va y avoir des filières qui vont commercialiser l’arrivée de toute une famille d’un mineur réfugié», a en effet estimé le député Eric Ciotti.

Les Républicains souhaitent également l’expulsion systématique des ressortissants étrangers ayant commis un crime ou un délit.

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