France

Des militants Femen et antifas tentent de perturber le meeting du FN au Zénith de Paris (VIDEO)

Deux activistes Femen ont essayé d'interrompre le discours de Marine Le Pen au Zénith, mais elles ont immédiatement été maîtrisées. Aux abords de la salle, Gilbert Collard a quant à lui été la cible de projectiles lancés par des antifas.

Lors du discours de Marine Le Pen au Zénith de Paris le 17 avril, une militante Femen a fait irruption sur scène un bouquet de fleurs à la main. La jeune femme a alors essayé d'enlever son haut pour se mettre seins nus et exhiber le message inscrit sur son corps, mais elle a immédiatement été interceptée par le service d'ordre.

Loin de perturber la candidate frontiste, celle-ci a fait remarquer : «Les extrémistes d'extrême gauche marchent sur la tête». «Voilà l'inversion totale des valeurs : ils viennent perturber un meeting de la seule femme qui défend les femmes», a-t-elle affirmé avant de reprendre le fil de son discours.

Un peu plus tard, une autre militante Femen s'est levée dans le public en criant un slogan – inaudible car le service d'ordre l'a arrêtée tout aussi vite – avant d'être évacuée sous les sifflets de la salle.

«Elle aurait dû rester un peu, elle aurait appris quelque chose», s'est amusée Marine Le Pen.

Gilbert Collard : les antifas sont des «idéologues fascisants»

Un autre incident a émaillé le meeting parisien du Front national. Aux abords du Zénith, le député Gilbert Collard a été visé par des projectiles jetés par des militants antifas.

Le Secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine a publié sur son compte Twitter une vidéo de l'altercation, dans laquelle on le voit se faire haranguer et insulter par quelques dizaines de personnes, tenues à distance par les forces de l'ordre.

«Selon ma bonne habitude, je n'entre pas par l'entrée des VIP. Et là des individus en nombre m'ont jeté une bouteille de bière qui m'a atterri sur la nuque. J'ai reçu une espèce de bombe inflammable qu'un policier a heureusement pu éloigner sinon elle aurait enflammé mon pantalon», a-t-il raconté à son arrivée dans la salle.

«J'ai été insulté mais cela ne m'a pas dérangé. Aux cris de fasciste, je répondais nazis», a-t-il expliqué, rappelant que ce qui caractérise le fascisme, «c'est les atteintes à la liberté d'expression».

«Ces gens démontrent que s'ils étaient aux pouvoir, ils empêcheraient la liberté de vivre», a encore dénoncé le député du Gard, les qualifiant «d'imbéciles probablement manipulés», ou encore «d'idéologues fascisants» qui «nuisent à la liberté d'expression démocratique».

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