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Meeting perturbé à Ajaccio : Le Pen accuse le préfet, qui rejette la faute sur le Front national

Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, a rendu le préfet responsable de la perturbation de sa réunion publique à Ajaccio par des militants nationalistes. Ce dernier renvoie la responsabilité des troubles au service d'ordre du Front national.

«Le préfet a escorté ces militants violents jusqu'à la porte de mon meeting où ils se sont introduits, ils ont frappé des gens, ont déversé toute une série de projection, des pierres, des œufs. Je considère que le préfet est responsable de cette situation», a accusé Marine Le Pen sur France Bleue Radio Corse Frequenza Mora à l'issue de son meeting de campagne le 8 avril.

A l'appel d'un collectif anti-fasciste, une cinquantaine de manifestants avaient pourtant défilé dans le calme à l'extérieur du Palais des Congrès d'Ajaccio, avant le meeting.

Les forces de l'ordre ont «maintenu» ce groupe «à distance du Palais des Congrès, où se déroulait le meeting. Aucun incident n’a résulté de ce rassemblement extérieur, qui s’est déroulé dans le calme», a fait savoir le préfet de la Corse, Bernard Schmeltz, par voie de communiqué.

Le DPS, service d'ordre du Front national (FN), a en revanche évacué 20 à 30 jeunes indépendantistes qui étaient parvenus à s'introduire dans le Palais des Congrès, sous les coups de supporters frontistes. Un membre du DPS ayant fait usage de gaz lacrymogènes pour repousser des indépendantistes, le meeting de campagne de la candidate FN a dû se tenir dans une autre salle.

Pour le préfet, ces militants «ont pénétré dans l'enceinte du Palais des Congrès de manière individuelle et perlée, en se mêlant aux participants et sans être détectés par le filtrage de l’organisateur». «Comme il en est de sa seule responsabilité, le service d'ordre du Front national a pris l’initiative d’exclure ces individus. Des incidents sont survenus à cette occasion dans la salle», a-t-il relevé.

S'agissant des heurts qui ont eu lieu ensuite entre les forces de l'ordre et des militants, aussi bien frontistes que nationalistes corses, à la fin de la réunion publique, le préfet assure dans son communiqué que «les forces de l’ordre déployées sur place se sont immédiatement interposées et ont repoussé ces individus». «A l’occasion de ce meeting, aucun dysfonctionnement n’a été constaté dans la mise en œuvre du dispositif policier», conclut-il.