France

Dans la suite de l'affaire Théo, l'IGPN annonce que l'interpellation était légitime

Alors que l'enquête a déjà mis en lumière le comportement agressif du jeune Théo avant son interpellation, l'IGPN vient de légitimer l'action des policiers. Désormais, la question du viol sera traitée par les médecins légistes.

«L'interpellation était légitime, l'usage de la force était légitime, seules les conséquences de l'intervention – blessure anale – sont disproportionnées sans qu'on soit en mesure de déterminer les responsabilités, à ce stade.» Telles sont les nouvelles conclusions de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) dans l'affaire Théo, recueillies par nos confrères du Point

Place aux experts

Les investigations de l'IGPN se poursuivent donc, notamment pour déterminer les causes d'une si profonde blessure au niveau anal chez le jeune homme de 21 ans. 

«Il nous reste à entendre des experts sur les techniques d'intervention, notamment sur l'usage de la matraque en intervention, sur son cadre légal et sur sa doctrine d'emploi», a commenté l'IGPN. 

Maître Daniel Merchat, l'avocat d'un des policiers mis en examen (celui qui aurait procédé au viol de Théo) explique qu'après un emballement médiatique «compréhensible» autour de l'affaire, étant donné que l'opinion était émue à l'annonce d'un viol, désormais médecins légistes et balisticiens vont devoir d'une part «décrire exactement la lésion dont souffre le jeune homme et dire comment elle a pu être provoquée» et d'autre part, «pour connaître les effets exacts d'une matraque». 

Le 16 février dernier, l'IGPN avait déjà annoncé la cohérence de la version du policier mis en cause dans le viol présumé du jeune homme car son récit de l'interpellation, livré moins de deux heures après les faits, avait été confirmé par les images de caméras de surveillance.

D'après le témoignage de ce dernier, Théo aurait violemment pris à parti les policiers qui étaient en train de contrôler un dealer qui était alors parvenu à s'enfuir. S'en étaient suivies une trentaine de secondes de bagarre générale durant laquelle Théo a du être maîtrisé par plusieurs policiers après être même parvenu «à en piétiner un, alors qu'il était allongé au sol sur le dos».

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