France

La policière niçoise qui affirmait avoir subi des pressions après le 14 Juillet entendue au tribunal

Sandra Bertin affirme avoir été «harcelée» au téléphone par un proche de Bernard Cazeneuve afin de fournir un «rapport modifiable» sur le déroulé des événements le soir du 14 juillet 2016 à Nice, quand un homme avait foncé dans la foule.

Sandra Bertin, la policière municipale niçoise qui avait affirmé avoir subi des pressions au lendemain de l'attentat du 14 Juillet pour avoir contesté la version officielle du gouvernement, est convoquée ce mercredi 4 janvier devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Interrogée à quelques minutes de son audience, Sandra Bertin a maintenu ses déclarations, en soulignant : «Ce n'est pas ma vérité, c'est l'objectivité.»

S'il ne s'agit que d'une «audience de procédure durant laquelle le tribunal va simplement constater qu'il est saisi d'une citation directe», selon une déclaration de son avocat à la chaîne LCI, c'est toutefois le premier rendez-vous d'une série judiciaire qui s'annonce médiatique. En effet, des soutiens à Sandra Bertin ont annoncé qu'ils se manifesteraient en sa faveur devant le Palais de justice de Paris.

En poste depuis la veille du 14 juillet au centre de supervision urbain, Sandra Bertin aurait été contactée par une commissaire de police qui se serait présentée comme membre du cabinet du ministre de l'Intérieur l'aurait «harcelée» au téléphone pour qu'elle établisse un «rapport modifiable» sur le déroulé de l'attaque au camion qui a fait 86 morts.

Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur, avait entre temps publiquement contesté cette affirmation et porté plainte pour «diffamation» contre la jeune fonctionnaire niçoise.