France

Calais : un millier d'enfants menacés par le démantèlement de la «Jungle»

Les autorités françaises, qui envisagent de raser le camp de migrants d'ici quatre semaines, comptent sur le Royaume-Uni pour prendre en charge les quelque 1 000 mineurs non accompagnés qui y vivent. Une option néanmoins incertaine.

Un millier d'enfants pourraient se retrouver à la rue à l'issu du démantèlement de la fameuse «Jungle» de Calais, alerte le journal britannique The Guardian, samedi 24 septembre. Alors que les autorités françaises ont informé les organisations d'aide aux migrants la semaine dernière qu'elles fourniraient des logements alternatifs à 9 000 des habitants du camp, le journal britannique affirme que ce chiffre ne sera pas suffisant, et qu'au moins 850 mineurs non accompagnés ne disposeront d'aucun abri.

Selon The Observer, un autre journal britannique, la France n'a prévu aucune solution pour fournir à ces enfants un endroit où dormir après la destruction de la «Jungle». Les autorités du pays compteraient en effet sur le Royaume-Uni pour régler ce problème, qui s'est engagé à venir en aide aux enfants réfugiés de Calais.

Cette prise en charge britannique est toutefois loin d'être assurée : alors que l'ex-Premier ministre David Cameron avait déclaré en mai dernier que son pays prendrait en charge 3 000 enfants non accompagnés, le Bureau de l'Intérieur a révélé en septembre que seuls 30 d'entre eux avaient été accueillis jusqu'à présent. L'administration britannique, en outre, n'a pas souhaité réagir aux interrogations du Guardian sur l'éventuel accueil d'un millier de nouveaux mineurs.

Plus de 10 000 migrants dans la «Jungle»

Gangrenée par une crise humaine, sanitaire et sécuritaire, le camp de migrants de Calais comporte actuellement plus de 10 000 personnes, selon le recensement récent de deux associations. Sa dissolution doit se faire d'ici quatre semaines, a fait savoir le ministère de l'Intérieur français.

D'après l'ONG humanitaire «Care4Calais», 129 enfants auraient disparu à l'issu du démantèlement de certaines parties du camp, plus tôt dans l'année.

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