France

Calais : les commerçants restent mobilisés et réclament plus d'aide de l'Etat

Après leur manifestation du 7 mars à Paris, un dispositif de soutien aux commerçants de Calais en difficulté a été mis en place. Presqu'un mois après, ils estiment que le gouvernement n'a pas tenu ses promesses.

Frédéric Van Gansbeke, porte-parole du Grand rassemblement du Calaisis qui avait emmené les habitants de la région jusqu'à Paris, explique les raisons du mécontentement des commerçants de Calais : le dispositif est «très loin de ce que l’on demandait à l’origine. A ma connaissance, une petite centaine de commerçants et d’entreprises ont pour le moment fait appel à la cellule de crise. Et aucune aide, aucune suppression de charges n’a semble-t-il été proposée», rapporte La Voix du Nord.

«On constate qu’ils [les commerçants] sont à jour de tout et donc, qu’on ne peut pas les aider. Il se trouve que les commerçants calaisiens mettent un point d’honneur à payer ce qu’ils doivent, même si c’est dur. C’est pour les charges à venir qu’ils ont besoin d’aide, mais on ne leur propose rien», regrette Frédéric Van Gansbeke

La colère toujours présente chez les commerçants de Calais

Le porte-parole du Grand rassemblement du Calaisis a indiqué que la colère était toujours présente chez les commerçants de la région, dont beaucoup ont connu une baisse drastique de leur activité au fil de l'arrivée des migrants.

«Nous allons laisser passer les vacances, pour essayer de faire un point approfondi de la situation, faire un tour plus précis des demandes. Dans deux semaines je l’espère, nous allons rencontrer le sous-préfet, comme prévu, pour faire un point d’étape» et si besoin hausser le ton, a ajouté Frédéric Van Gansbeke.

Alors que le campement informel de la Jungle à Calais, devenu emblématique, a été partiellement détruit il y a plusieurs semaines, il reste 4 946 réfugiés dans la zone. Parmi eux, on décompte 4 432 adultes et 514 enfants.

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