Après avoir coulé la France, notamment minée par ses déficits chroniques et son niveau scolaire en chute libre, les macronistes - par la voix de leur chef de file à l’Assemblée nationale et candidat à la prochaine élection présidentielle – appellent à « bâtir les États-Unis d’Europe ».
« Je le dis avec force : l'Europe actuelle, à 27, a atteint ses limites. Nous ne pourrons pas aller plus loin dans le système actuel », a déclaré Gabriel Attal, secrétaire général et candidat du parti présidentiel, le 17 septembre à l’occasion d'une visite à Reims.
« Face aux puissances américaine, chinoise et russe, je suis convaincu que les États-Unis d'Europe sont notre chance », a estimé l’héritier d’Emmanuel Macron, évoquant « la grande mission de ma génération ». « Il faut arracher l’Europe des griffes des nationalistes qui partout préparent notre déclin », a-t-il encore affirmé, assumant un « fédéralisme économique, technologique et écologique ».
Un « président » élu à travers le « premier scrutin réellement pan-européen »
« Ce que je propose, ce n'est évidemment pas la création d'un pays unique, c'est une fusion économique et écologique d'abord entre un noyau dur de pays européens », a-t-il détaillé, reprenant l’idée éculée qu’il suffirait d’additionner des pays pour additionner leurs rayonnements économique et politique, le tout via « le premier référendum européen, c’est-à-dire une consultation simultanée dans tous les pays qui auront vocation à les intégrer ».
En matière de gouvernance, a-t-il plaidé, celle de ces « États-Unis » d’Europe « devra être démocratique », estimant qu’il « faut en finir avec l’Europe des sommets à huis-clos » et d’évoquer un « président élu au suffrage universel à travers l’Europe ». « Oui, le premier scrutin réellement pan européen » a-t-il affirmé, semblant omettre les élections parlementaires européennes qui ont lieu tous les cinq ans depuis 1979.
En matière de « référendum » à proprement parler, portant sur l’Europe, le dernier remonte à 2025 et s’était soldé, en France et aux Pays-Bas, par un rejet de respectivement 54,68 % et 63,30 %. Des rejets qui, dans les deux cas, furent contournés par voies parlementaires à l’occasion du traité de Lisbonne.