France

Assemblée nationale : la dissolution voulue par Macron a «contribué à quasiment flinguer l’économie française», estime Attal

Selon Gabriel Attal, la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024 a mis à mal l’économie française. L’ex-Premier ministre et actuel chef de file des députés macronistes, lui-même évincé de Matignon par cette dissolution voulue par Emmanuel Macron au soir d'une défaite électorale, s’est toutefois gardé de nommer directement ce dernier.

« Tout est parti en live, entre guillemets, avec cette dissolution qui a contribué à quasiment flinguer l’économie française », a affirmé, ce 16 septembre, le député des Hauts-de-Seine Gabriel Attal lors d’une intervention au « French Digital Day », événement consacré aux startups organisé à Paris, en évoquant la dissolution de l’Assemblée nationale décidée en 2024.

« Avant, à l’époque où je suis Premier ministre, les taux [d’emprunt de la France, NDLR] étaient en moyenne entre 1,2 % et 1,5 %. Aujourd’hui, on est à 4,5 % », a affirmé le secrétaire général de Renaissance et candidat du parti à l’élection présidentielle, sans jamais nommer Emmanuel Macron à qui il doit son ascension politique.

« Avant la dissolution, on arrivait à tutoyer les 2 % de croissance. Aujourd’hui, on est quasiment en croissance nulle […] Malheureusement, la dissolution a entraîné une grande instabilité politique et donc économique », a encore affirmé celui qui avait appelé, lors des législatives anticipées provoquées par cette dissolution, à « faire barrage » au Rassemblement national, y compris en votant pour un candidat de La France insoumise.

« Non », lui a rétorqué sur X Éric Ciotti, maire de Nice et président de l’Union des droites pour la République (UDR), avant d’ajouter : « Ce qui a “flingué l’économie”, c’est votre appel à voter LFI et votre alliance de la honte avec le parti de Jean-Luc Mélenchon. »

Le 9 juin 2024 au soir, dans la foulée de l’annonce de la victoire du Rassemblement national aux élections européennes, Emmanuel Macron avait prononcé, à la surprise générale, la dissolution de l’Assemblée nationale. Une décision dont le chef d’État français se serait par la suite félicité, confiant être « ravi », et qui avait ouvert la voie à une crise politique inédite dans l’histoire de la Ve République, faute de majorité claire pour un des courants politiques représentés dans l'hémicycle du Palais Bourbon.