France

Soutien de Paris à Kiev : «financièrement, nous ne pouvons plus», affirme Marine Le Pen

Le 16 septembre sur LCI, la candidate du Rassemblement national à la présidentielle a réaffirmé que la France ne pouvait plus autant aider l’Ukraine, en raison de ses finances publiques particulièrement dégradées.

« À proportion de ce que nous faisons jusqu’à présent, qui est considérable, nous disons nous ne pouvons pas le faire », a déclaré Marine Le Pen le 16 septembre sur le plateau de LCI, renvoyant à la réponse apportée par le vice-président de son parti, Louis Aliot, à une question sur la poursuite par la France de l’aide financière à l’Ukraine.

« Ça n’est pas un acte d’hostilité à l’égard de l’Ukraine, on peut continuer à former leurs soldats […] on peut continuer à leur apporter du matériel pour pouvoir se défendre, mais financièrement nous ne pouvons plus », a ajouté la candidate à l’élection présidentielle du Rassemblement national (RN).

« Nous ne pouvons plus, parce qu’on ne peut pas dire d’un côté il n’y a pas un euro […] pour indexer les retraites, mais, en revanche, il y a des milliards pour la contribution nette à l’Union européenne », a insisté celle qui depuis des années plaide pour « une grande conférence pour la paix » afin d’aboutir à « un règlement diplomatique » de ce conflit qui a fini par éclater après huit ans d’exactions commises par les forces de Kiev à l’encontre des populations russophones du Donbass.

« Tout le monde est à l’os et on trouve encore de l’argent pour financer des armes »

« Soit l’OTAN entre dans cette guerre et ça sera la Troisième Guerre mondiale, soit ça sera la guerre de Cent Ans », a-t-elle également déclaré, interrogée sur un éventuel déploiement de forces occidentales en Ukraine.

« Tout le monde est à l’os et on trouve encore de l’argent pour financer des armes pour défendre l’Ukraine », avait dénoncé début septembre, le vice-président du RN et maire de Perpignan Louis Aliot interrogé sur la réponse qu’apporterait son parti en cas d’accession au pouvoir si « Zelensky demande davantage d’argent ».

« On coupe le robinet », avait lâché début septembre Louis Aliot sur BFMTV, répétant les derniers mots de la question de son intervieweuse, à savoir quelle serait la position de Paris, en cas de victoire du RN en 2027, si « Zelensky demande d’avantage d’argent ».

« Le système de santé, le système éducatif, l’ensemble de l’économie : tout le monde est à l’os et on trouve encore de l’argent pour financer des armes pour défendre l’Ukraine », avait-il enchaîné.