France

Crise budgétaire française : Olivier Faure veut «faire cotiser» l’IA

Dans une interview au Nouvel Obs, parue ce 16 septembre, le candidat à la primaire de la gauche a dévoilé des éléments de son programme. L’une de ses propositions consiste à «faire cotiser l’IA» afin de «financer nos retraites et notre protection sociale». Il a également laissé la porte ouvert à une régularisation massive des sans-papiers.

Et si l’IA cotisait pour les retraites des Français ? C’est l’une des propositions avancées par le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure. « Le financement de la protection sociale va être profondément impacté avec l’usage exponentiel de l’intelligence artificielle », a déclaré le candidat à la primaire de la gauche dans une interview publiée ce 16 septembre dans Le Nouvel Obs.

« Prenons un exemple. Vous avez dix comptables. Demain, grâce à l’IA, un seul comptable pourra accomplir le même travail. L’entreprise “économise” donc neuf salaires. Et voilà neuf salariés qui ne cotisent plus et doivent bénéficier de revenus de solidarité », a développé le député de Seine-et-Marne, avant de conclure qu’« il faut faire cotiser l’IA pour financer nos retraites et notre protection sociale ».

« Nos dépenses par retraité représentent en moyenne 16 421 euros par an », a-t-il encore lâché, reprenant un chiffre sorti du livre d’une directrice de recherche au CNRS, proche de La France Insoumise, avant d’affirmer que « la moitié de l’Europe dépense plus que nous ».

SMIC à 1 700 euros et retraite à 62 ans

Dans cet entretien, où il présente ses propositions en vue de la primaire de la gauche pour l’élection présidentielle, Olivier Faure a également promis un SMIC porté à « 1 700 euros » nets, contre près de 1 478 euros aujourd’hui, ainsi qu’un retour de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans.

« Aucun candidat se revendiquant des socialistes ne saurait s’en éloigner », a-t-il insisté à propos de cet « engagement pris devant les Français », dont le pays, champion mondial de la dépense sociale, accumule plus de 3 500 milliards euros de dette publique.

Dans la droite ligne idéologique du PS, il a également laissé entendre une possible régularisation de sans-papiers dans l’Hexagone. Interrogé sur les 500 000 régularisations annoncées par le gouvernement socialiste espagnol, il a répondu : « Ce chiffre ne me choque pas. »