L’ancien maire de Nice se trouve au cœur d’une procédure judiciaire ouverte fin août pour détournement de fonds publics.
Le signalement, transmis fin juillet par Éric Ciotti au titre de l’article 40, porte sur l’absence de pièces justificatives pour une partie de ses notes de frais de représentation.
Un dossier déjà signalé par une association
Peu après son élection en mars 2026 sous la bannière UDR-RN, Éric Ciotti avait sommé son prédécesseur de produire les justificatifs manquants. Face au silence, il a saisi le parquet.
L’association Transparence citoyenne avait de son côté déposé une plainte, relevant plus de 312 000 euros de frais remboursés sans justificatif au profit de Christian Estrosi entre 2016 et 2025.
Le procureur de la République, Damien Martinelli, a confirmé mercredi l’ouverture de l’enquête, validant une information de Nice-Matin.
L'avocat de Christian Estrosi, maître Matthieu Avril, dénonce « un contexte d'acharnement et de mises en cause répétées » de la part d'Éric Ciotti.
Il assure que son client a toujours veillé « à la bonne utilisation des deniers publics » et a régulièrement reversé à la métropole la part non utilisée de son enveloppe.
En réalité, l’ancien maire semble avoir été lâché depuis longtemps par ses alliés politiques, à commencer par les LR et Bruno Retailleau qui avaient renoncé à le soutenir lors de l’élection municipale de 2026 face à Éric Ciotti.
Interrogé précédemment, l’ancien maire avait indiqué que ces frais correspondaient à des repas avec des investisseurs ou des personnalités pour faire avancer les dossiers de la ville.
Christian Estrosi, désormais proche d'Édouard Philippe, fait déjà l'objet de plusieurs enquêtes sans être mis en examen, notamment sur la reconstruction après la tempête Alex, la sécurisation de la Promenade des Anglais le soir de l'attentat de 2016, et la gestion d'événements liés aux Grands Prix de Formule 1.