France

Défense : les ventes d’armes françaises restent à des sommets en 2025

Les exportations d’armement français ont atteint 21,2 milliards d’euros de prises de commandes en 2025, un niveau quasi identique à 2024. Portée par le Rafale et les missiles, la France consolide sa place de deuxième exportateur mondial, derrière les États-Unis.

Selon le rapport au Parlement 2026 publié le 12 août par le ministère des Armées, les commandements se maintiennent à un très haut niveau pour la deuxième année consécutive.

Ce montant constitue le troisième plus haut de l'histoire, après le record de 26,9 milliards d'euros en 2022, lié à la vente de 80 Rafale aux Émirats arabes unis.

Le Rafale et les missiles tirent les résultats

L'aéronautique, soutenue par l'État français , concentre environ 40 % des prises de commandes, grâce notamment à la vente de 26 Rafale Marine et d'armements associés à l'Inde. L'échec du SCAF n'aura pas entaché les bons résultats en la matière, mais montré les limites d'une collaboration franco-allemande en matière d'armement.

Le secteur naval suit avec près de 19 %, porté par deux sous-marins Scorpène Evolved pour l'Indonésie et une quatrième frégate de défense et d'intervention pour la Grèce.

Les missiles progressent de 15 % et représentent 18 % du total, portés par les commandes de Mistral de plusieurs pays européens et les besoins de reconstitution de stocks liés à la guerre en Ukraine.

D'autres contrats significatifs ont été signés : hélicoptères Caracal pour le Maroc, véhicules Scorpion pour la Belgique et le Luxembourg, canons César pour la Slovénie et la Croatie . « Les exportations constituent un levier indispensable au maintien d'une base industrielle apte à équiper nos forces », souligne le rapport, qui rappelle que le secteur représente 240 000 emplois.

Malgré ces performances, la concurrence s'intensifie. Les États-Unis dominent largement, tandis que la Corée du Sud, la Chine, la Turquie et l'Allemagne, qui entendent rebâtir une armée capable de combattre, progressiste.

En Europe, où les dépenses de défense ont bondi de 62 % entre 2020 et 2025, les industriels américains captent encore près de la moitié des importations. Les pays de l'UE ne représentent que 27 % des exportations françaises, pour un total d'environ 5,7 milliards d'euros.