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France : à Nantes, après plusieurs incendies, les bidonvilles roms pointés du doigt

Plusieurs incendies aux alentours de Nantes, survenus en l’espace de dix jours fin juillet, sont partis de camps roms. Bien que la métropole et les services de secours restent particulièrement mesurés dans leurs déclarations, la sécurité au sein de ces bidonvilles pose problème.

Trois incendies : les 20, 22 et 30 juillet ont notamment ravagé des dizaines d'hectares de végétation ainsi que des dizaines de caravanes dans la banlieue de Nantes. Ces trois incendies, comme l'a rappelé ce 10 août Le Figaro, se sont déclenchés dans des camps de Roms.

Un milieu où le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de Loire-Atlantique a déclaré « à plusieurs reprises », relate le quotidien, des « conditions d'accès difficiles ». « Celles-ci ont, à chaque fois, ralenti les premières actions de lutte contre ces incendies périurbains, malgré la cartographie détaillée de ces habitats informels intégrée au système d'alerte NexSIS, le logiciel de traitement des demandes de secours du SDIS », peut-on lire.

Le Figaro rapporte notamment que dans le cas de l'incendie du 20 juillet, à la prairie de Mauves - considéré comme l'un des plus grands bidonvilles de France -, « la piste d'un barbecue a ainsi été évoquée ». Un incendie pour l'origine duquel un feu de voiture avait également été avancé dans ce camp. Camps où, comme cela avait été rapporté en 2025, les secours avaient été pris à partie par des habitants lors d'une intervention pour un feu de caravanes.

Au lendemain du premier incendie de cette série, Ouest-France rapportait qu'« environ 200 plants » de cannabis avaient été découverts par les policiers lors de l'évacuation du camp. L'incendie a mobilisé 150 personnels, selon un communiqué de la préfecture, qui annonce des mesures d'hébergement d'urgence pour les « personnes résidant dans des habitations précaires détruites par le sinistre ».

Prévention des incendies de bidonvilles : Nantes-Métropoles dit avoir distribué des prospectus en français et en roumain

D'autres sont « partis en Roumanie », déclare à Télénantes un habitant du camp rom ravagé deux jours plus tard à Saint-Herblain. « Le centre de balnéothérapie Caliceo à proximité n'a pas subi de dégâts, mais a dû être évacué », rapportait la chaîne locale dans son reportage sous lequel les commentaires ont été désactivés « en raison de propos haineux, racistes et injurieux ».

Dans le cadre du troisième incendie, survenu dans le même secteur que le précédent, « environ 7 000 m² de la surface du bidonville ont été détruits par le feu et six hectares de végétation ont brûlé », avait rapporté 20 Minutes, évoquant un bilan de « 15 caravanes brûlées et 100 véhicules détruits ».

« Outre l'omniprésence des bonbonnes de gaz, ces sites informels sont aussi le théâtre de nombreux branchements sauvages sur les réseaux d'eau et d'électricité de l'agglomération », a également souligné Le Figaro dans son article ce 10 août. Contactée par ce dernier, Nantes Métropole a affirmé avoir installé des affiches et distribué des prospectus bilingues, en français et en roumain, « prévenant des risques électriques ».