Depuis le début de la semaine, Électricité de France (EDF) a arrêté au moins trois réacteurs des centrales nucléaires de Golfech, Nogent-sur-Seine et Bugey. Selon la compagnie, ces arrêts sont liés à la canicule qui s'abat sur la France.
Ainsi, l'un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) a été arrêté dans la nuit du 22 au 23 juin, le premier réacteur ayant déjà été arrêté pour maintenance préventive en mars. Selon le journal Sud Ouest, l'arrêt a été décidé car la température de l'eau de la Garonne, d'où provient l'eau utilisée pour le refroidissement des réacteurs, a dépassé 28 degrés Celsius, alors que, conformément à un arrêté des autorités locales, la température de l'eau rejetée après le refroidissement des réacteurs ne doit pas dépasser cette valeur.
Les arrêts se sont poursuivis le 25 juin, lorsque EDF a arrêté un réacteur dans une autre centrale, celle de Nogent-sur-Seine (Aube). La société a indiqué sur son site internet que celui-ci avait été arrêté en raison d’une hausse de la température de la Seine. Le fonctionnement du deuxième réacteur a également été ajusté « afin de limiter l’écart de température entre l’eau prélevée et l’eau rejetée dans la Seine ».
La compagnie a ensuite annoncé la fermeture d’un troisième réacteur, cette fois-ci dans la centrale nucléaire du Bugey (Ain). La raison invoquée est « la température du Rhône, qui devrait atteindre 26 degrés Celsius ». Par ailleurs, un autre réacteur de la centrale est en « arrêt programmé pour maintenance », ce qui fait que seuls les deux réacteurs restants sont en service.
Le secteur énergétique français avait déjà été confronté à des problèmes similaires durant l'été 2025. À l'époque, la France avait été paralysée par une canicule exceptionnellement intense, ce qui avait conduit à l'arrêt d'un réacteur de la centrale nucléaire de Golfech en raison de la température élevée de l'eau de la Garonne.