France

Présidentielle en France : l’écologiste Marine Tondelier veut créer une «Assemblée nationale des enfants»

La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, candidate à la fonction suprême, entend placer l’enfance au cœur de son programme. Elle a notamment proposé le 26 mai, lors d'une réunion réservée aux moins de 15 ans, la création d’une «Assemblée nationale des enfants».

Une vingtaine d'enfants, âgés de 4 à 15 ans, ont été réunis le 26 mai au siège du parti des Écologistes par la secrétaire nationale du parti, Marine Tondelier. Enceinte d'un deuxième enfant, cette candidate à la primaire dite « de la gauche unitaire » – à laquelle La France insoumise et Place Publique refusent de participer – entend placer l’enfance au cœur de son programme électoral.

« Je veux créer une Assemblée nationale des enfants. Ça permettrait de faire entendre votre voix. Il faudrait que ça représente tous les enfants du pays », a déclaré Marine Tondelier devant sa jeune assistance et des parents tenus au silence. Souhaitant « faire participer les enfants à la vie politique du pays encore plus tôt », elle a rappelé vouloir abaisser le droit de vote à 16 ans.

Un livret d'une trentaine de mesures à venir

La presse française a interrogé quelques enfants présents, appelés à se prononcer sur les thématiques de l'alimentation, de la place des enfants dans l'espace public et de leur participation à la vie politique. Sur cette dernière Clément, 14 ans, a demandé à la candidate si l’Assemblée qu’elle entendait créer serait « juste consultative » ou si les enfants pourraient « faire de vraies propositions ». Élie, 4 ans, sur l’alimentation, a dénoncé « trop de produits chimiques ».

Enfin, Apolline, 8 ans, au sujet de la place des enfants dans l'espace public, a raconté ne pas pouvoir aller à l'école à pied « parce qu'il n’y a pas de trottoir le long de la route ». Nolwenn, du même âge, a réclamé pour sa part davantage « de pistes cyclables, mais sans les trottinettes électriques ».

Face à son jeune public, la candidate écologiste n'a pas abordé certaines thématiques liés à la maltraitance infantile, ce alors que la capitale française est secouée par un scandale de violences et d'abus sexuels perpétrés au sein de ses établissements périscolaires.