Economie

Coronavirus : au moins «30 à 40 milliards» de pertes pour le secteur touristique français

D'après le secrétaire d'Etat au Tourisme, l'impact immédiat de la crise du coronavirus sur l'industrie touristique française sera d'au moins 30 milliards d'euros. Jean-Baptiste Lemoyne met également en garde contre une reprise qu'il juge «fragile».

Le secrétaire d'Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne chiffre à au moins 30 à 40 milliards d'euros «l'impact immédiat» de la crise sanitaire causée par le coronavirus sur le secteur touristique français, dans un entretien au Journal du Dimanche publié le 9 août, soulignant qu'une partie de la clientèle internationale «a disparu».

«En temps normal, le tourisme génère 180 milliards d'euros de recettes, dont 60 milliards grâce au tourisme international. L'impact immédiat de l'épidémie est d'au moins 30 à 40 milliards d’euros», déclare le secrétaire d'Etat.

«Beaucoup d'opérateurs nous disent que leur chiffre d'affaires sera en recul de 20 à 25% en fin d'année», ajoute-t-il.

Une reprise «fragile», selon le secrétaire d'Etat

Jean-Baptiste Lemoyne observe que «les Français participent massivement à la relance du secteur touristique en privilégiant la France» et souligne que 7 sur 10 de ceux qui sont partis en vacances ont choisi l'Hexagone. «L'été bleu, blanc, rouge est là», résume-t-il.

«Cela permet de sauver l'essentiel», déclare le secrétaire d'Etat. «Mais soyons clairs : en temps normal, la France accueille chaque été 17 millions de touristes étrangers quand 9 millions de Français partent à l'étranger» et «une partie de cette clientèle internationale a disparu», poursuit-il.

Il juge cependant «encourageant [...] que les intentions de départ vers la France des clientèles belge, allemande, italienne et espagnole pour septembre sont plus élevées que pour juillet et août», ce qui permettrait «de prolonger l'été» et «de consolider la relance du secteur». 

Le secrétaire d'Etat salue aussi «un mois de juillet encourageant» et «espère que le mois d'août sera excellent» et l'arrière-saison «aux couleurs de l'été indien». 

Mais «cette reprise est fragile», ajoute-t-il, car «dès qu'un [foyer épidémique] apparaît, l’effet est immédiat sur les annulations de séjour et sur les réservations».