Economie

L'OCDE enthousiaste devant les réformes d'Emmanuel Macron

Si elles mobilisent les opposants dans les rues, les réformes annoncées par Emmanuel Macron ont su trouver leur public. Après les agences de notation financière et le FMI, c'est désormais l'OCDE qui se dit séduite.

Si sa popularité s'effondre dans l'opinion publique, Emmanuel Macron continue de séduire les acteurs majeurs de la finance et du commerce international. Réduction de la dépense publique, réforme du Code du travail ou encore renforcement de la formation professionnelle : après le FMI en juillet, l'OCDE a apporté son soutien le 14 septembre aux réformes engagées par le gouvernement français.

«Quand [Emmanuel] Macron était ministre [...], nous avons soutenu les réformes, mais les conditions générales n'étaient pas réunies», a ainsi assuré le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, à l'occasion d'une visite à Bercy, pour la présentation de l'étude de son institution sur la France, aux côtés du ministre des Finances, Bruno Le Maire.

De «la conviction et de de la vision»

«Aujourd'hui, il y a les conditions, il y a la conviction et la vision. Aujourd'hui, on peut, c'est possible ! C'est la grande différence», s'est enthousiasmé le secrétaire général de l'institution, convaincu que le moment était venu d'engager des réformes «qui permettront d'offrir de meilleures perspectives à tous les Français».

«Ce rapport montre que les choix économiques faits [par le gouvernement français] sont des choix qui vont permettre d'améliorer la vie de tous les Français et – je l'espère – de mettre l'économie française dans une forme olympique», a pour sa part expliqué Bruno Le Maire, faisant un clin d’œil au passage à l'attribution des Jeux olympiques 2024 à Paris

L'OCDE se joint ainsi au soutien aux réformes apporté dès le mois de juillet par le FMI, qui s'était montré très élogieux avec le programme du président français.

«La France est le pays de l'OCDE qui a la plus forte dépense publique, qui atteint 54% de son PIB. C'est une médaille d'or que l'on n'aimerait pas avoir», avait pour sa part ironisé Angel Gurria, filant ainsi la métaphore sportive.

L'institution internationale plaide pour «l'élaboration d'une stratégie à long terme pour réduire les dépenses publiques par rapport au PIB», qui permettrait de réduire les impôts qui entravent selon elle le développement économique et la croissance de l'emploi. 

Par ailleurs, l'institution table sur une croissance de 1,6% en France pour 2017 et 2018, après avoir abaissé sa prévision à 1,3% en juin, à contre-courant des autres institutions qui l'avaient revue à la hausse après la victoire d'Emmanuel Macron en mai à la présidentielle.

Lire aussi : La France en 2027 : quand The Economist fantasme sur la gloire future d'Emmanuel Macron