Les marchés financiers ont débuté la semaine du 28 septembre sous pression après le rejet par le président américain Donald Trump d'une proposition iranienne visant à rouvrir le détroit d'Ormuz. Les discussions doivent toutefois se poursuivre cette semaine, selon lui, alors que Téhéran ne semble pas vouloir modifier ses demandes.
Le Brent a grimpé jusqu'à 3 % à 107,16 dollars le baril, portant sa hausse à près de 20 % depuis le début du mois. Les cours du pétrole dépassent de quelque 50 % leur niveau d'avant le début de la guerre, fin février. Les prix des produits raffinés ont augmenté davantage encore, notamment en raison du manque de capacités de raffinage.
Cette situation fait également craindre une nouvelle pression sur l'inflation. La flambée des cours du diesel, qui ont atteint des niveaux records, pourrait se répercuter sur les coûts des entreprises, les prix et les salaires.
Les marchés intègrent désormais à 68 % la probabilité d'une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine en octobre, la deuxième consécutive. Près de 90 points de base de resserrement monétaire sont par ailleurs anticipés d'ici à la fin de l'année prochaine.
Sur les marchés d'actions, l'indice MSCI All-World (Morgan Stanley Capital International) reculait de 0,1 %, tandis que les contrats à terme sur le Standard & Poor's 500 (S&P 500) et le National Association of Securities Dealers Automated Quotations (Nasdaq) perdaient respectivement 0,3 % et 0,7 %. En Asie, les valeurs chinoises ont particulièrement souffert : l'indice CSI 300 (China Securities Index) a chuté de 1,9 %, atteignant son niveau le plus bas en un an.
Les marchés européens ont, eux, mieux résisté. Le STOXX 600 progressait de 0,4 %, soutenu par les secteurs défensifs, comme les laboratoires pharmaceutiques, ainsi que par les valeurs pétrolières et gazières.
Sur le marché obligataire, les rendements américains ont poursuivi leur hausse. Le rendement des bons du Trésor à 30 ans a gagné deux points de base à 5,517 %, proche de son plus haut niveau depuis 2004, après une progression de 27 points de base en septembre. Celui à deux ans a, lui, augmenté de 55 points de base sur le mois, sa plus forte hausse mensuelle depuis février 2023.
Le dollar a bénéficié de solides indicateurs économiques américains. L'indice du billet vert a atteint 101,39, son plus haut niveau en deux mois, tandis que l'euro reculait à 1,1383 dollar, en baisse de 2 % sur le mois.
Le yen s'est toutefois apprécié lundi 28 septembre face au dollar après les déclarations du principal responsable japonais des changes, Atsushi Mimura, qui a averti les opérateurs contre une baisse excessive du yen. Le dollar cédait 0,3 % à 156,83 yens.
Enfin, l'or a perdu 3 % à 4 151 dollars l'once, portant sa baisse à près de 7 % sur le mois.