« La perte d'emploi du dirigeant peut toucher tous les profils d'entrepreneurs », a alerté Hervé Kermarrec, président de l'association GSC, selon des propos rapportés ce 26 août par l'AFP. « Aucun chef d'entreprise n'est à l'abri », a-t-il insisté, alors que l'Observatoire GSC-Altares vient de rendre publics les chiffres de sa dernière enquête.
Selon ce dernier, plus de 33 000 chefs d'entreprise ont perdu leur activité en France au premier semestre 2026 à la suite de la mise en liquidation de leur société. Des défaillances qui ont entraîné dans leur sillage environ 80 000 pertes d'emplois salariés, selon Thierry Millon, directeur des études d'Altares.
Ce nombre est en hausse de 7 % par rapport à la même période enregistrée en 2025. Cette année-là, le nombre de destructions d'emplois représentait 31 260 chefs d'entreprise. Un chiffre qui était alors déjà en hausse de 4,3 % par rapport à l'année précédente et affectant « les dirigeants expérimentés, à la tête d'une entreprise de plus de 10 ans en moyenne ».
Vague de défauts : les PME ne sont plus épargnées
« Mais le fait le plus inquiétant, c'est que les entreprises de plus de 20 salariés sont désormais ciblées, et encore plus sur les plus de 50 salariés », a alerté Hervé Kermarrec, au micro de BFMTV et RMC.
Selon les chiffres de l'Observatoire GSC-Altares, ils seraient 694 dirigeants d'entreprises d'au moins 20 salariés à avoir perdu leur activité au cours des six premiers mois de l'année.
Par ailleurs, la moitié de la hausse observée entre les premiers semestres 2025 et 2026 serait imputable aux défaillances de structures de plus de 50 salariés. Le gros de la casse reste du côté des chefs d'entreprise de moins de trois salariés qui concentrent à eux seuls près de 75 % des pertes d'emplois recensées.
Comme en 2025, on retrouve en tête des secteurs touchés celui de la construction, avec 7 718 dirigeants y ayant perdu leur emploi, soit près d'un quart du total national. Le commerce arrive en deuxième position avec 6 971 entrepreneurs concernés (+3,7 %).