Les places financières européennes et asiatiques évoluent dans le rouge, ce 8 juillet, sur fond de regain de tensions dans le détroit d’Ormuz, voie par laquelle circulent près de 20 % du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié transportés dans le monde. Ainsi, à l’heure où nous écrivons ces lignes, Paris (CAC 40), qui avait déjà clôturé en baisse la veille, chute de 2,21 %, Francfort (DAX) de 2,33 % et Londres (FTSE 250) de 1,97 %.
La baisse était encore plus prononcée en Asie, où le KOSPI, l’indice de référence de la Bourse de Séoul, a clôturé en recul de 5,35 %. Du côté de Tokyo, le Nikkei 225 a quant à lui reculé de 2,11 %.
Or noir : Donald Trump met le feu aux cours
À l’inverse, sur le marché des matières premières, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a grimpé de 5,26 %, à 78,06 dollars. Même tendance du côté de son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, qui s’établit à 74,19 dollars, en hausse de 5,32 %, encore loin des records enregistrés après le déclenchement, fin février, de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran.
Déjà agités depuis plusieurs jours, les cours de l’or noir se sont envolés après les déclarations de Trump à Ankara, où se tient le sommet annuel de l’OTAN. Aux côtés de Mark Rutte, le président américain a déclaré ce 8 juillet que le mémorandum signé entre Téhéran et Washington dans l’attente d’un accord définitif, et qui avait suspendu les combats, était « terminé ».
Dans la nuit, le Commandement central des États-Unis (Centcom) avait annoncé le lancement d’une « série de frappes » contre l’Iran, en raison de « l’attaque de navires commerciaux […] dans une voie d’eau internationale ».