Duralex à nouveau dans la tourmente. L’entreprise spécialisée dans le verre trempé et qui emploie 243 salariés à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d’Orléans, traverserait une situation financière difficile et pourrait demander son placement en redressement judiciaire dès le début de la semaine prochaine, a rapporté le 27 mai l’AFP, citant plusieurs sources.
Ces dernières ont décrit une situation « sombre » ainsi qu’une gestion « catastrophique » ayant conduit à une « impasse ». Le 22 mai, France Inter avait rapporté qu’un audit pointait des erreurs de gestion au sein de l’entreprise et qu’un redressement judiciaire n’était « pas écarté ». Une information qu’avait confirmée Bercy auprès de l’AFP.
« Si l'audit en cours apparaît nécessaire pour la santé de Duralex, un redressement serait très préoccupant », a réagi auprès de l’agence de presse le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau. C'est « préoccupant pour l'outil industriel et pour l'engagement porté par les collectivités, les salariés et le grand public qui a soutenu avec engouement le projet Duralex », a-t-il ajouté.
Après des années de difficultés financières, confronté à la flambée des coûts de l'énergie, Duralex avait été racheté en juillet 2024 par ses salariés. Ceux-ci avaient dans la foulée proposé aux Français d’investir dans l'avenir du verrier au travers d’une plateforme de financement participatif, avec l’objectif de réunir 5 millions d’euros. Un chiffre qui avait été atteint en seulement quelques heures, début novembre, atteignant 19 millions d’euros.
« Le risque de ce placement pour les particuliers est de perdre cette somme », avait reconnu le directeur général de Duralex François Marciano, tout en soulignant « qu’il y a derrière 243 salariés qui se battent tous les jours et qui ont déjà fait leurs preuves ». Mi-avril, l’entreprise a annoncé le départ de François Marciano.