La mine d’uranium de Dasa, située entre Agadez et Arlit, pourrait bénéficier d’un financement américain de 414 millions de dollars. L’entreprise canadienne Global Atomic, qui porte le projet, a annoncé, le 16 septembre, avoir reçu l’accord de la Development Finance Corporation (DFC), l’institution américaine de financement du développement.
Selon Global Atomic, la somme devrait être accordée sous la forme d’un prêt et reste soumise à certaines conditions. Les travaux souterrains du projet sont en cours depuis la cérémonie de lancement organisée en novembre 2022. L’État nigérien détient 20 % de la société qui exploite le projet.
Global Atomic prévoit désormais une mise en service de la mine au second semestre 2028. Le calendrier initial prévoyait une entrée en production à la fin de 2025.
Le directeur général de l’entreprise, Stephen G. Roman, attribue notamment ce retard au changement d’autorités intervenu au Niger, qui aurait entraîné des délais dans le financement du projet. Il évoque également les pressions inflationnistes, qui auraient entraîné une hausse de 74 % des coûts du projet, selon les données publiées par l’entreprise.
Certains analystes considèrent l’éventuel financement américain comme le signe d’un rapprochement de Washington avec Niamey. Sur le front minier, le contentieux opposant le Niger au groupe chinois CNPC a récemment trouvé une issue, tandis que le différend avec le groupe français Orano est toujours en cours.