Afrique

L’Algérie discute avec l’AIEA des solutions nucléaires pour la production d’électricité et le dessalement de l’eau de mer

La participation de l'Algérie à la 70ᵉ conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique a permis de consolider la coopération sur les applications pacifiques du nucléaire. Plusieurs secteurs stratégiques sont concernés, dont la santé et la formation aux technologies nucléaires.

Dans le cadre de sa participation à la 70ᵉ conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), tenue à Vienne, en Autriche, du 14 au 18 septembre, le ministre algérien de l'Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a discuté avec le directeur général de l'AIEA, Rafael Mariano Grossi, de la coopération et du renforcement des échanges entre les deux parties pour les applications pacifiques de la technologie nucléaire.

Au terme de la rencontre, le chef de l’AIEA a écrit sur X : « L'Algérie examine les possibilités qu'offre l'énergie nucléaire avec le soutien de l'AIEA, dans le cadre de notre accord conjoint visant à promouvoir l'utilisation des petits réacteurs modulaires (SMR) pour la production d'électricité et le dessalement ».

Rafael Mariano Grossi a également indiqué qu'il avait échangé avec Mourad Adjal « sur les progrès réalisés ainsi que sur le rôle important de l'Algérie en tant que partenaire régional de "Rays of Hope" avec son centre d'excellence qui contribue à former des professionnels en oncologie venus de toute l'Afrique ». Le programme Rays of Hope (rayons d’espoir) a été lancé par l’AIEA en 2022 dans le but de mettre en place et de développer des services vitaux de traitement du cancer, tels que la radiothérapie et l’imagerie médicale, pour les pays à faible et moyen revenus.

Renforcer la coopération, l’échange et l’expertise, ainsi que la formation et le transfert de connaissances

Pour le ministère algérien de l'Énergie et des Énergies renouvelables, la participation à la conférence de Vienne s'inscrit dans une dynamique de coopération renforcée avec l'AIEA. Elle est également l'occasion d'examiner de nouvelles perspectives de partenariats pour l'application pacifique des technologies dans les secteurs de la santé, de la production d'électricité et du dessalement de l'eau de mer.

L’intérêt du gouvernement algérien pour la technologie nucléaire émane d’une volonté de réduire la dépendance à l’utilisation du gaz naturel pour produire de l’électricité et répondre aux besoins croissants du pays en eau potable.