La Banque africaine de développement (BAD) a présenté cinq projets régionaux de développement des minéraux critiques à des entreprises et institutions financières sud-coréennes, lors d’un dialogue de haut niveau organisé le 8 septembre à Séoul, en marge de la 8e Conférence ministérielle de la Coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC).
Conduite par le président du Groupe de la BAD, Sidi Ould Tah, la rencontre visait à rapprocher le secteur privé coréen des opportunités d’investissement en Afrique, notamment dans les infrastructures, l’énergie, les technologies numériques, l’industrie manufacturière et les chaînes de valeur liées aux ressources minières.
La BAD a insisté sur l’importance des minéraux critiques pour la transition énergétique mondiale et la production de technologies propres. Son président a appelé à dépasser l’exportation brute des matières premières afin de développer davantage leur transformation et leur raffinage sur le continent, avec l’objectif d’y créer davantage d’emplois et de valeur ajoutée.
Les cinq projets présentés couvrent plusieurs régions d’Afrique. La Banque africaine de développement a également détaillé ses mécanismes de garantie, de cofinancement et d’atténuation des risques destinés à faciliter l’investissement privé et à rendre les projets africains plus attractifs pour les investisseurs.
Un partenariat renforcé dans le numérique et l’IA
La coopération entre la Corée du Sud et l’Afrique s’est également renforcée dans le domaine du numérique à l’occasion de la clôture de la conférence, le 11 septembre.
La BAD et Séoul ont signé deux nouveaux accords, dont un mémorandum d’entente portant sur la coopération dans le financement et la préparation de projets et programmes gouvernementaux. Une lettre d’intention concerne par ailleurs la coopération dans l’intelligence artificielle et le numérique.
Les deux parties prévoient notamment la création d’un hub africain consacré à l’intelligence artificielle. Cette plateforme doit permettre de fédérer différentes initiatives, de centraliser les ressources et les projets et de contribuer à la formation de nouveaux talents ainsi qu’au développement des infrastructures numériques.
En contrepartie, la Corée du Sud cherche à sécuriser son accès aux ressources minières africaines nécessaires à ses industries de haute technologie, notamment dans le secteur des semi-conducteurs.