Afrique

Sénégal-FMI : accord de principe pour un prêt de 2,2 milliards de dollars

Le FMI et le Sénégal ont annoncé, mardi 1er septembre, un accord de principe sur un prêt de 2,2 milliards de dollars. Objectif : appuyer les réformes et rétablir la santé financière d’un pays confronté à une dette de 132% du PIB.

Près de deux ans après sa suspension, le Fonds monétaire international et les autorités sénégalaises ont scellé, ce 1er septembre, un accord au niveau des services ouvrant la voie à un nouveau programme de financement de 2,2 milliards de dollars sur 36 mois.

Cet accord « de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) d'un montant d'environ 2,2 milliards de  dollars » doit encore être soumis à l'approbation du Conseil d'administration du FMI. Il exige aussi la mise en œuvre de « mesures correctives résolues » pour éviter de nouvelles dissimulations de dettes publiques, ainsi que la réception des assurances de financement des partenaires de Dakar.

La décision survient après la suspension, en 2024, d'un précédent prêt de 1,8 milliard de dollars, suite à la révélation d'une dette cachée de plusieurs milliards contractée sous l'administration précédente. Depuis, le Sénégal a dû emprunter à des taux élevés sur le marché régional.

Le ministre de l'Économie et des Finances, Cheikh Diba, a rappelé qu'un quart des recettes de l'État partait au seul remboursement des intérêts de la dette.

Sur X, l'ancien Premier ministre devenu président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, réclame la publication d'un mémorandum d'accord avec le FMI avant tout débat à l'Assemblée.

Le programme, prévu pour 2026-2029, vise à rétablir la viabilité de la dette, à renforcer la transparence budgétaire et à protéger les ménages vulnérables. Les autorités sénégalaises ont annoncé leur intention de solliciter un « traitement de la dette ». Le ministre Cheikh Diba a précisé que les échéances continueraient d'être honorées, avec des aménagements au cas par cas, tout en excluant pour l'instant une restructuration globale de la dette libellée en francs CFA.

Cette reprise de coopération devrait également faciliter des financements de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et d'autres partenaires. L'économie sénégalaise a affiché une croissance de 6,7 % en 2025 grâce à la production pétrolière, même si le PIB hors hydrocarbures reste plus modeste.