Du 26 au 28 août, Novossibirsk, capitale de la Sibérie située dans le centre de la Russie, accueille le 3e Forum international de coopération Russie-Afrique « Éducation. Affaires. Culture ». Selon le Centre de diplomatie populaire (CDP), organisateur du forum, cet événement s’inscrit dans le cadre du forum sur le développement technologique Technoprom et constitue une plateforme essentielle pour renforcer les liens humanitaires et discuter des mesures concrètes visant à développer le partenariat entre la Russie et les États du continent africain.
Dans le cadre de ce forum, des représentants de pays africains, parmi lesquels les ministres de l’Éducation du Togo et du Ghana, les ambassadeurs de la Sierra Leone et du Nigeria, ainsi que des recteurs de Guinée-Bissau, ont discuté, aux côtés des dirigeants d’une trentaine d’établissements d’enseignement supérieur russes, du type de spécialistes à former et des besoins à satisfaire au cours des dix prochaines années. Selon le média Vostotchny Express, le consortium d’établissements d’enseignement supérieur, créé à l’initiative du Centre de diplomatie populaire et de l’Université d’État de Novossibirsk, compte 36 participants enregistrés. D’après les estimations de la directrice exécutive du CDP, Natalia Krassovskaïa, ce chiffre pourrait dépasser la barre des 40 d’ici la fin de l’année.
La demande en matière de formation est pourtant colossale. Toujours selon le Vostotchny Express, au Burkina Faso, une classe informatique organisée en partenariat avec l’Université d’État de Novossibirsk a reçu plus de 600 candidatures pour 35 places. Selon Krassovskaïa, le niveau des candidats est très élevé. Elle a également ajouté que les étudiants ciblés originaires du Niger, venus à l’Université d’État technique de Novossibirsk et à l’Université polytechnique de Tomsk, ont atteint, en seulement un an d’apprentissage du russe, les niveaux B1 et B2 de l’examen d’État TRKI (Test of Russian as a Foreign Language, l’équivalent russe du DELF, ndlr).
Le nombre d’étudiants originaires de pays africains venant en Russie ne cesse d’augmenter. Fin mai dernier, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a souligné que depuis 2020, le nombre d’Africains étudiant en Russie avait doublé, pour atteindre 37 000. Dans le même temps, les quotas d’État pour ces programmes ont triplé, ce qui témoigne d’un intérêt croissant pour la formation des futurs dirigeants africains.