Afrique

Le Pastef de Sonko exige le respect strict du calendrier des élections territoriales

Le parti d’Ousmane Sonko interpelle le président Bassirou Diomaye Faye, le ministre de l’Intérieur et la CENA pour que les élections locales se tiennent au plus tard le 17 janvier 2027, conformément au Code électoral.

Le Pastef, formation dirigée par l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, a formellement demandé aux autorités sénégalaises de déclencher sans délai le processus des élections territoriales. Dans un communiqué, le parti rappelle que le calendrier légal s’impose à tous et rejette tout report de fait dans un contexte de fracture au sommet du pouvoir sénégalais.

Une saisine officielle face à l’inaction de l’exécutif

Le Bureau politique du Pastef a adressé une demande formelle au ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, avec ampliation au président Bassirou Diomaye Faye et à la Commission électorale nationale autonome (CENA). Les conseillers municipaux et départementaux ont été élus le 23 janvier 2022 pour un mandat de cinq ans. Selon les articles L.236, L.269 et L.63 du Code électoral, leur renouvellement doit intervenir un dimanche, dans les trente jours précédant l'expiration de ces mandats. La dernière date possible est donc le 17 janvier 2027.

Or, à ce jour, le décret fixant la date du scrutin n’a toujours pas été pris. De même, le montant de la caution électorale, qui devait être fixé par arrêté du ministre chargé des élections au plus tard 150 jours avant le vote, n’a pas été publié. « La carence du Président de la République ne saurait créer les conditions d’un report de fait des élections territoriales. Leur organisation dans les délais prévus par la loi ne relève ni d’une faculté politique ni d’une appréciation discrétionnaire : le calendrier électoral s’impose à tous, y compris au Président de la République », insiste le communiqué.

Le Pastef affirme qu’il usera de « toutes les voies républicaines et juridictionnelles » pour faire respecter la loi et permettre aux citoyens d’exercer leur droit de vote.

Cette pression s’inscrit dans un contexte de rupture entre Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale, et Bassirou Diomaye Faye, qui a limogé son ancien Premier ministre en mai 2026 et créé sa propre formation, les Patriotes Républicains. Pour le Pastef, ces élections locales constituent un premier test électoral majeur.