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Mali : 19,7 milliards de FCFA supplémentaires pour moderniser le réseau électrique de Bamako

Les autorités maliennes poursuivent leurs efforts pour consolider l’approvisionnement électrique de la capitale. La nouvelle enveloppe de 19,74 milliards de FCFA va financer des équipements, des lignes et des postes de distribution afin d’accroître la capacité du réseau et de mieux répondre aux besoins croissants des habitants et de l’économie.

Le Conseil des ministres malien a adopté, le 12 août 2026, les textes nécessaires à la ratification d'un financement additionnel destiné au Projet d'amélioration du secteur de l'électricité au Mali (PASEM). L'accord avait été signé le 30 juin à Bamako entre le gouvernement malien et l'Association internationale de développement (IDA), une institution du Groupe de la Banque mondiale.

Le prêt s'élève à 19,744 milliards de FCFA, soit environ 35 millions de dollars. Avec cette nouvelle somme, le financement consacré au projet atteint désormais 185 millions de dollars. Approuvé en 2019 et entré en vigueur en janvier 2020, le PASEM vise notamment à sécuriser l'alimentation électrique de Bamako et à améliorer les capacités techniques et commerciales d'Énergie du Mali (EDM-SA).

Concrètement, cette enveloppe doit financer plusieurs travaux prioritaires. Elle servira notamment à acheter un poste électrique mobile, à moderniser des installations existantes et à réhabiliter plusieurs lignes, dont les axes Balingué-Balkou, Darsalam-Kati et Lafia-Kati.

Environ 59 kilomètres de lignes doivent également être réalisés. À cela s'ajoute le renforcement de 61 postes de distribution publique actuellement surchargés à Bamako et dans ses environs. L'objectif est simple : étendre les capacités de distribution et limiter les difficultés provoquées par l'augmentation de la demande en électricité.

Ces travaux concernent directement les ménages, mais aussi les administrations et les activités économiques. Dans la capitale, où la demande reste très forte, ils doivent permettre d'améliorer progressivement la qualité et la continuité de l'alimentation électrique.

Des surcoûts et des retards à rattraper

Le projet a cependant connu une forte augmentation de ses coûts. Les premières estimations avaient sous-évalué les dépenses nécessaires à la construction des lignes, à la modernisation des postes électriques et à l'extension du réseau de distribution. Au cours de l'exécution, les études ont finalement fait apparaître 74 millions de dollars de besoins supplémentaires.

Le nouveau prêt de 35 millions de dollars ne couvrira donc qu'une partie de ce montant. Certains travaux qui ne pourront pas être financés avec cette enveloppe doivent être transférés vers un autre programme électrique actuellement en préparation.

Le chantier a également été ralenti par plusieurs problèmes techniques et contractuels. À Badala, le marché de modernisation du poste électrique a été résilié alors que 52 % des travaux avaient déjà été réalisés. La ligne entre Dar Salam et Balingué a, elle aussi, pris du retard en raison de modifications techniques et de procédures d'indemnisation.

Ces difficultés ont repoussé le calendrier. Alors que le projet devait initialement être achevé en janvier 2025, sa fin est désormais prévue pour le 30 juin 2027.

Des travaux déjà réalisés

Malgré ces retards, plusieurs infrastructures ont déjà été mises en service. Le projet a permis l'installation de 210 kilomètres de lignes et de 43 postes de distribution. Quelque 83 207 personnes ont obtenu un premier accès à l'électricité, tandis que plus de 262 000 autres ont obtenu un service amélioré. Quatre des six postes de haute et moyenne tension prévus ont également été modernisés.

Le financement additionnel doit maintenant permettre au Mali de poursuivre ces travaux et de renforcer davantage le réseau électrique de Bamako et de ses environs. Cette orientation s'inscrit dans la politique des autorités dirigées par le président de la Transition, Assimi Goïta, qui met en avant la résilience du pays et une meilleure maîtrise de ses infrastructures stratégiques.

D'ici à l'achèvement du projet en juin 2027, l'objectif reste de disposer d'un système électrique plus solide, capable de répondre à une demande croissante et d'assurer une alimentation électrique plus régulière aux populations comme aux activités économiques.