Au Sénégal, à Dakar, la mobilisation est en cours à l'occasion de l'arrivée dans le pays de Macky Sall. Ce voyage marque le premier retour de l’ex-président sénégalais, qui a dirigé le pays de 2012 à 2024, dans ce pays d'Afrique de l'Ouest depuis son départ de la présidence en avril 2024.
Plus de 1 000 partisans de Sall se sont rassemblés pour l'accueillir à l'aérodrome militaire de Dakar, où il a salué la foule depuis une voiture. Ses partisans se sont ensuite dirigés vers le palais présidentiel, dans le centre-ville. Le parti de Sall, l’APR, qu’il dirige toujours, avait invité ses partisans à venir l’accueillir.
Ce retour est davantage de nature politique que nostalgique : candidat au poste de prochain secrétaire général de l’ONU, Macky Sall, au cours de sa visite de trois heures, rencontre l’actuel président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, afin d’obtenir le soutien de son pays d’origine. En mars, Sall n’avait pas réussi à obtenir l’aval de l’Union africaine après que 20 pays, dont le Sénégal, se sont opposés à sa candidature. Dans une note adressée à la commission de l’Union africaine, Dakar a déclaré qu’il n’avait ni soutenu ni initié la candidature de Macky Sall et qu’il n’avait pas participé à ce processus. L’ancien président avait déjà sollicité le soutien du Sénégal dans une lettre envoyée le 5 février, mais n’avait pas reçu de réponse officielle.
Cette rencontre revêtait une grande importance politique après deux années de tensions entre l'ancien président et les dirigeants actuels du pays. Ces tensions sont liées à plusieurs différends, notamment la polémique autour d’une dette cachée et les répressions menées contre les partisans du mouvement « Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité » (PASTEF) pendant la présidence de Sall.
Le processus de sélection du candidat au poste de secrétaire général de l’ONU a déjà commencé, le second mandat d’António Guterres arrivant à son terme le 31 décembre 2026. Le prochain secrétaire général devrait prendre ses fonctions en janvier 2027 pour un mandat de cinq ans, qui pourra être renouvelé une seule fois par les États membres.
Avec sa candidature, Sall rejoint trois autres candidats officiels : l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et diplomate argentin Rafael Grossi, et l’ancienne vice-présidente costaricaine Rebeca Grynspan.