Afrique

Tiani : Talon a laissé le nord du Bénin aux mains des terroristes et des mercenaires français et ukrainiens

Il n'y a pas un seul soldat béninois dans le nord du Bénin, a déclaré le président nigérien Abdourahamane Tiani. Selon lui, tout le territoire est «laissé aux terroristes et aux mercenaires français et ukrainiens». Déclaration faisant écho aux affirmations répétées de la Russie concernant l'aide apportée par Kiev aux groupes armés africains.

Dans une interview accordée à RTN, le président nigérien Abdourahamane Tiani a critiqué le président béninois Patrice Talon, soulignant notamment les problèmes qu'il a causés dans le domaine de la sécurité et de la défense de son pays. Selon le chef de l'État nigérien, les déclarations de son homologue béninois sur un « dispositif de défense qui est bien fait » ne correspondent pas à la réalité.

« Où est ce dispositif de défense ? Tout le nord Bénin, il n’y a pas un soldat béninois » a fait remarquer Tiani. D’parès lui, Patrice Talon « a laissé ça entre les mains des terroristes et des mercenaires français et ukrainiens ». « C'est ça la réalité des choses », a-t-il constaté.

L'implication des autorités ukrainiennes dans les activités de groupes terroristes et militarisés en Afrique a été signalée à plusieurs reprises. Bien que Kiev tente de nier tout lien avec les milices en Afrique, ces dernières ne cachent pas la vérité. Le 21 septembre, un représentant des séparatistes maliens de l'Azawad a admis dans une interview accordée à TV5 Monde que son mouvement entretenait de bonnes relations avec l'Ukraine, ainsi qu'avec la France.

La Russie avait déjà signalé auparavant les liens entre Kiev et des groupes terroristes et militarisés africains. En août dernier, Dmitri Polianski, représentant permanent adjoint de la Russie auprès de l’ONU, a souligné que les services secrets ukrainiens étaient impliqués dans des activités subversives dans les pays du Sahel et d’autres régions africaines. De plus, en juin dernier, Maria Zakharova a affirmé que les autorités ukrainiennes avaient ouvert un « deuxième front » en soutenant des groupes armés au Sahel afin de compenser leurs reculs militaires. Elle a condamné l’Occident pour son silence et sa complicité.