Afrique

Kenya : la Fondation Gates dément des rumeurs sur la libération de moustiques génétiquement modifiés

Accusée sur les réseaux sociaux d’être impliquée dans la libération de moustiques OGM à Nairobi, la Fondation Gates a fermement rejeté ces allégations. L’organisation affirme n’être impliquée dans aucune activité de lutte antivectorielle sur le terrain au Kenya.

La Fondation Gates a démenti les accusations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles elle serait impliquée dans la libération de moustiques génétiquement modifiés au Kenya. Dans un message publié sur X le 9 février, l’organisation a qualifié ces affirmations de « fausses » et a tenu à préciser qu’elle ne mène aucune opération de ce type dans le pays.

« La Fondation Gates ne libère pas de moustiques, n’exploite pas de laboratoires qui le feraient et ne mène pas d’activités de lutte antivectorielle à Nairobi ou ailleurs », a-t-elle affirmé dans son communiqué, répondant à une polémique devenue virale en ligne.

La controverse a été alimentée par des déclarations de l’avocat et homme politique kenyan Paul Muite, qui a accusé la fondation d’introduire des moustiques modifiés dans la capitale. Selon lui, ces insectes, censés remplacer ceux transmettant le paludisme, pourraient représenter un danger pour les enfants et les personnes âgées. Ses propos ont suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, certains internautes affirmant avoir constaté une hausse inhabituelle du nombre de moustiques.

Face à ces accusations, la Fondation Gates rappelle que les programmes de prévention et de lutte contre le paludisme au Kenya sont dirigés par les autorités et institutions nationales, dans le respect des lois et des mécanismes de régulation locaux. Elle affirme se contenter de soutenir, de manière transparente, les priorités définies par les acteurs kényans, en collaboration avec les gouvernements, les chercheurs et les partenaires de santé publique.