Afrique

Burkina Faso : le FMI salue les réformes en cours

En visite à Ouagadougou, le directeur général adjoint du FMI a salué les progrès économiques enregistrés au Burkina Faso, évoquant une stabilisation des finances publiques et un cadre macroéconomique en amélioration.

« Les finances publiques se stabilisent, les réformes clés sont en cours et le cadre macroéconomique se consolide », a déclaré le 4 février Kenji Okamura, directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), selon des propos repris par des médias burkinabè. En visite à Ouagadougou, le fonctionnaire international a rencontré, avec sa délégation, le président Ibrahim Traoré, à la tête du pays depuis 2022.

« Le partenariat entre le Fonds monétaire international et le Burkina Faso est plus solide que jamais », a assuré Okamura, ajoutant que l’institution était prête à « accompagner les efforts » du Burkina Faso. En septembre 2023, le FMI avait approuvé un programme d’aide à destination du Burkina Faso d’un montant total de 305 millions de dollars afin de « renforcer la résistance aux chocs, tout en réduisant la pauvreté et les inégalités » dans le pays.

« Cette rencontre augure des perspectives de coopération élargies qui pourraient propulser le Burkina Faso vers une stabilité accrue », s’est de son côté félicitée la présidence burkinabè dans un communiqué.

Ralentissement de l’inflation au Burkina Faso

Selon les chiffres du FMI, en 2022 — année marquée par plusieurs coups d’État — l’inflation au Burkina Faso avait bondi pour atteindre un pic à 13,8 %, avant de revenir dès l’année suivante aux alentours de 1 %. De son côté, la croissance du PIB burkinabè avait baissé à 1,6 % en 2022. Elle est, depuis, remontée à 4 %.

Dans un rapport d’évaluation publié en janvier, le FMI a salué des progrès du Burkina Faso « dans l’amélioration de son système de gestion des investissements publics » (PIM), tout en estimant qu’ils demeurent « insuffisants pour renforcer l’efficacité » de cette même gestion des investissements publics.