Afrique

Burkina Faso : un projet de métro à l’étude pour Ouagadougou et Bobo-Dioulasso

Le gouvernement burkinabè a annoncé, le 30 janvier, le lancement prochain d’études de préfaisabilité pour la mise en place d’un métro dans les deux plus grandes villes du pays. Une initiative ambitieuse qui vise à anticiper les défis de la mobilité urbaine face à la croissance démographique et à la saturation du trafic routier.

C’est une annonce qui marque un tournant dans la réflexion sur la mobilité urbaine au Burkina Faso. Lors de son exposé devant l’Assemblée législative de transition, le 30 janvier, le Premier ministre, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, a révélé que le gouvernement prévoit le lancement des études de préfaisabilité pour la mise en place d’un métro à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

« Les études de préfaisabilité de métro dans les deux principaux centres urbains que sont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso seront entamées », a déclaré le chef du gouvernement dans sa présentation sur la situation de la Nation.

Cette annonce intervient dans un contexte de forte urbanisation et de congestion croissante des axes routiers dans les grandes agglomérations. Pour l’exécutif, la problématique de la mobilité ne peut plus être traitée uniquement par des solutions traditionnelles fondées sur le transport routier.

Une politique de désenclavement et de modernisation

Selon le Premier ministre, ce projet s’inscrit dans une vision globale de désenclavement et de modernisation des infrastructures. « Le désenclavement demeure un levier stratégique pour le développement socioéconomique et l’intégration territoriale », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité d’anticiper les défis liés à l’expansion rapide des villes. Le projet de métro vient compléter les efforts déjà engagés par l’État dans le domaine du transport urbain.

En 2025, le gouvernement a procédé à l’acquisition de 530 bus, permettant l’ouverture de nouvelles lignes et une amélioration partielle de la desserte dans plusieurs quartiers. La piste ferroviaire urbaine est ainsi présentée comme une solution structurelle visant à « réduire durablement les coûts de transport, fluidifier la circulation et améliorer la qualité de vie des populations », selon les orientations défendues dans l’exposé gouvernemental.

Le Premier ministre a toutefois précisé que le projet en est encore à un stade préliminaire. Les études de préfaisabilité devront évaluer la viabilité économique, financière et technique du futur réseau, ainsi que ses impacts urbains et sociaux.