Russie

Poutine : la Russie était prête à reprendre les négociations après les législatives, mais Kiev a ciblé Moscou

La Russie était prête à reprendre les négociations avec Kiev à l'issue des élections législatives, mais l'Ukraine a attaqué Moscou ainsi que des bureaux de vote, a déclaré à la presse Vladimir Poutine ce 25 septembre.

« Ils doivent ressentir les ripostes de l’armée russe et comprendre que toutes leurs provocations, leurs tentatives d’aggraver la situation sont absolument inutiles, qu’elles ne déboucheront sur aucun résultat concret et ne feront qu’aggraver leur situation. »

Depuis Saint-Pétersbourg, où se tenait ce 25 septembre le XIIe Forum international des cultures unies, Vladimir Poutine a renvoyé les dirigeants kiéviens à leurs responsabilités dans l’absence de pourparlers de paix.

« En effet, nous avons dit qu’il était peu probable que des négociations soient possibles avant les élections à la Douma et que nous serions prêts à reprendre ces contacts par la suite », a déclaré le chef d’État russe, après une allusion aux déclarations de Volodymyr Zelensky, selon lesquelles une reprise de pourparlers directs avec la Russie était envisageable dès le mois de septembre, après les législatives du 18-20.

« Qu’est-ce qui s’est passé depuis ? », a interpellé le président russe, avant de rappeler que dans « la nuit du 19 au 20 septembre, le jour principal du vote, une tentative a été faite pour effectuer une frappe massive contre Moscou. Premièrement, plus de 1 600 drones sont pratiquement entrés dans la zone de Moscou ».

Attaques ukrainiennes : la Russie a « commencé à répliquer sur chaque point »

Vladimir Poutine est également revenu sur les attaques visant des bureaux de vote et des membres de commissions électorales. Plus tôt dans la journée, devant la Douma, la présidente de la Commission électorale centrale, Ella Pamfilova, avait cité les noms de six membres de commissions électorales qui ont été tués par des attaques ukrainiennes dans le cadre de ces élections législatives.

Le président russe a également rappelé les nombreuses attaques contre les navires « aussi bien russes que battant pavillon étranger » en mer Noire, ainsi que la campagne « 40 jours » de frappes, dont s’était enorgueilli Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux fin juin.

« Toutes ces actions ne font qu’empirer leur situation », a fustigé le chef d’État russe. « Les pistes d'une éventuelle réconciliation et les propositions de reprise des négociations sont bien sur la table et restent réalisables », a-t-il poursuivi, « mais après tout ce qu’ils ont fait, nous allons bien réfléchir à ce que nous devrions entreprendre en réponse ». 

Vladimir Poutine a assuré que les forces russes avaient « commencé à répliquer sur chaque point ».

« De toute évidence, les ripostes de l’armée russe se sont avérées tellement douloureuses et dévastatrices pour l’ennemi que celui-ci remet activement sur la table la question d’une trêve sur plusieurs plans : le volet énergétique, c’est-à-dire qu’ils sont désormais prêts à ne plus frapper nos raffineries, et le volet aérien, en proposant un arrêt mutuel des frappes », a-t-il souligné, en référence aux déclarations de Volodymyr Zelensky quant à un « moratoire énergétique » et les appels du président français Emmanuel Macron  à un « double moratoire », tant sur l’énergie qu’en mer Noire.

Quant à ceux qui, en Europe, brandissent le spectre d’une attaque russe, « Nous n’avons aucun plan de ce genre et surtout aucune raison, aucun motif d’aggraver la situation avec l’Europe », a réaffirmé le président russe.