Le 22 septembre, un poste de contrôle radiologique situé près d’Ivanovka, à environ 13 kilomètres de la centrale nucléaire de Zaporojié, a été endommagé lors d’une attaque de drone que la direction du site attribue aux forces ukrainiennes. L’installation constitue l’un des éléments du dispositif chargé de surveiller en continu la situation radiologique autour de la centrale.
Ces postes recueillent régulièrement des données sur le fond radiologique afin de détecter rapidement toute variation. Malgré les dégâts, la centrale indique que le poste concerné continue de transmettre des informations et que les autres moyens de contrôle restent opérationnels.
La surveillance reste assurée malgré les dégâts
L’incident n’a pas interrompu le suivi de la situation radiologique. Les moyens disponibles sont jugés suffisants pour maintenir la surveillance et aucune menace directe n’est signalée à ce stade.
L’endommagement du poste réduit néanmoins les capacités de contrôle dans le secteur concerné. Chaque point de mesure fournit des données supplémentaires permettant aux spécialistes de comparer rapidement la situation entre plusieurs zones. En cas de situation anormale, ces relevés sont particulièrement importants pour déterminer la nature, l’ampleur et la localisation d’une éventuelle variation du niveau de radiation.
Le système reste donc opérationnel, mais avec des capacités de collecte réduites dans la zone touchée. Pour les équipes chargées de la sûreté du site, la répétition d’incidents visant des équipements liés au fonctionnement et à la surveillance de la centrale constitue une difficulté supplémentaire.
Des incidents répétés autour de Zaporojié
Cette nouvelle attaque survient dans un contexte de tensions persistantes autour de la centrale de Zaporojié, la plus grande d’Europe. Ses six réacteurs sont à l’arrêt à froid et le site ne produit plus d’électricité depuis septembre 2022.
Moscou dénonce depuis plusieurs mois des attaques ukrainiennes contre des infrastructures liées au fonctionnement et à la sécurité du complexe nucléaire. Des véhicules liés à l’acheminement de carburant diesel destiné aux générateurs de secours ont notamment été visés.
Le directeur général de Rosatom, Alexeï Likhatchev, a également déclaré avoir informé l’AIEA de plus de 750 frappes de drones et d’artillerie contre la centrale et Energodar au cours des quatre mois et demi précédents.
À ce stade, aucun danger radiologique immédiat n'est signalé et le suivi se poursuit normalement. L'endommagement de ce poste limite toutefois la rapidité et l'exhaustivité de la collecte des données, alors que Moscou et Rosatom alertent régulièrement sur les risques que font peser les incidents répétés autour du complexe nucléaire.