Samedi 12 septembre
Le monde ne se limite ni à l’Europe ni aux États-Unis, souligne Peskov
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que le monde ne se limitait ni à l’Europe ni aux États-Unis et que la majorité mondiale représentait un espace beaucoup plus vaste et diversifié.
Selon lui, la Russie considère cette diversité de pays, d’économies et d’approches comme une richesse et estime que l’avenir appartient à un monde diversifié plutôt qu’à un monde unipolaire.
La réforme du FMI, de la Banque mondiale et de l’OMC, ainsi que l’élargissement du Conseil de sécurité de l’ONU, sont indispensables – Poutine
Abordant la question des organisations internationales, le président russe Vladimir Poutine a souligné la nécessité de réformer les institutions mondiales de gouvernance économique, telles que le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce.
Selon lui, ces structures ont été créées dans un contexte politique et économique totalement différent et peinent désormais à s’adapter à une situation marquée par le déplacement croissant de l’activité économique vers les marchés émergents. Ces trois institutions demeurent néanmoins des canaux de dialogue entre les principales économies mondiales, raison pour laquelle il convient de renforcer la coordination des pays des BRICS en leur sein, a affirmé le chef de l’État russe.
Par ailleurs, Vladimir Poutine a appelé à élargir la composition du Conseil de sécurité de l’ONU, estimant nécessaire d’y accroître la représentation des pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Il a également exhorté les pays des BRICS à contribuer à l’amélioration de l’efficacité des activités des Nations Unies.
Massoud Pezeshkian : «Nous n’avons pas besoin d’un gendarme régional»
Le président iranien a estimé, ce 12 septembre, que les États-Unis n’avaient pas à jouer le rôle de «gendarme régional». En marge du sommet des BRICS en Inde, il a affirmé que la sécurité devait être garantie par «ses principaux acteurs», alors que Washington et Téhéran sont en conflit et s’affrontent pour le contrôle du détroit d’Ormuz.
Les leaders des pays membres des BRICS adoptent une déclaration conjointe du 18e sommet
Les chefs des pays des BRICS ont annoncé avoir adopté une déclaration conjointe qui contient des orientations claires sur le développement des efforts de l'organisation. Voici les points cruciaux :
▪️ Les pays membres des BRICS expriment leur préoccupation face aux risques croissants de menaces nucléaires et de conflits.
▪️ Il est nécessaire d'encourager la poursuite des discussions pour trouver des solutions pratiques en matière de paiements transfrontaliers entre les pays des BRICS.
▪️ Les États membres des BRICS expriment une grande inquiétude quant à l'augmentation du nombre de mesures tarifaires et non tarifaires unilatérales qui faussent le commerce.
Les BRICS disposent de vastes perspectives pour renforcer une coopération mutuellement bénéfique et accroître l'efficacité du système de gouvernance mondiale, selon Poutine
Le président russe Vladimir Poutine a pris la parole lors du sommet des BRICS à New Delhi. Il a commencé son discours en rappelant que les pays des BRICS constituent la plus grande association au monde, qui couvre un tiers de la superficie de la Terre, génère 40 % du PIB mondial et regroupe, à lui seul, près de la moitié de la population de la planète. Selon lui, les BRICS se sont imposés à juste titre comme l'un des principaux pôles de gouvernance mondiale.
Le chef de l’État russe a souligné que le monde connaît actuellement des transformations radicales sur les plans géopolitique, géoéconomique, technologique et social. Selon lui, le système unipolaire des relations internationales appartient désormais au passé, et l’équilibre des forces se redistribue en faveur de nouveaux pôles de croissance dans le Sud et l’Est globaux.
Le dirigeant russe a indiqué que l’ordre mondial unipolaire cédait la place à un ordre multipolaire, mais que sa mise en place ne se faisait pas sans difficultés, se heurtant à la résistance de ceux qui ont l’habitude de penser en termes coloniaux, divisant le monde entre « jardin fleuri » et « jungle sauvage », et vivant aux dépens des autres.
À cet égard, Vladimir Poutine a souligné que, dans le contexte de l’émergence d’un ordre mondial multipolaire, il est plus important que jamais de s’attacher ensemble à renforcer un véritable multilatéralisme et d’associer un nombre croissant de pays aux mécanismes de gouvernance mondiale.