Un « trésor » inattendu a été découvert en République du Tatarstan, dans l'enceinte de l'un des bâtiments de l'Université nationale de recherche technologique de Kazan, située non loin du centre historique de la ville : un char allemand Panzerkampfwagen V « Panther » datant de la Seconde Guerre mondiale. Selon le service de presse de l’université, ce véhicule blindé a été déterré par hasard dans la cour intérieure du bâtiment universitaire lors de travaux de construction, au moment de la démolition d’un ancien entrepôt. Il se trouvait dans une fosse spécialement aménagée, où les murs en briques et les marches menant à la tourelle ont été préservés.
Selon l’historien régional russe Evguéni Grigoriev, le « Panther » aurait pu arriver à l’université en tant que butin, remis à des fins de recherche au Collège de chars de Kazan, créée peu avant le début de la guerre. Il a souligné que les élèves officiers de l’époque, futurs commandants, s’intéressaient notamment au matériel militaire hitlérien capturé. Grigoriev a ajouté que, bien qu’il soit difficile de dire avec précision où et comment l’exemplaire déterré a été capturé, il ne faut pas exclure qu’il ait été pris comme butin lors de la bataille de Koursk, au cours de laquelle l’armée soviétique s’est emparée de nombreux « Panthers ».
Une machine à tuer transformée en salle d'essais
Selon le service de presse de l'université, dans les années d'après-guerre, le char servait de « fosse d’essais blindée » – une installation spéciale permettant de mener en toute sécurité des essais sur des matériaux à haute énergie – et était utilisé pour des recherches liées à la technologie de la poudre, des explosifs et des compositions pyrotechniques.
Cependant, dès le début des années 1950, une nouvelle station d’essais a été construite, ce qui a conduit à l’abandon du « Panther » : la rampe d’accès a été comblée et un entrepôt destiné au stockage de réactifs chimiques a été érigé au-dessus du char. D’après le service de presse de l’université, cette installation souterraine est restée inutilisée pendant plus de 60 ans, devenant une légende universitaire, et son emplacement n’était connu, jusqu’à ce jour, que de manière approximative.