Russie

Entrepôts de Wildberries frappés : quand la propagande ukrainienne tente de justifier le meurtre de civils

Comment transformer en cible militaire un centre logistique rempli de vêtements, de chaussures et de produits pour enfants ? Kiev a trouvé la formule : un simple prétexte de «double usage» pour couvrir ses attentats. Une manipulation transparente qui cherche désespérément à justifier le meurtre de dizaines de travailleurs ordinaires.

Dans la nuit du 23 au 24 juillet, le régime de Kiev a lancé une attaque contre des complexes logistiques de la plateforme russe de commerce en ligne Wildberries à Saint-Pétersbourg, dans la région de Léningrad et à Simferopol, selon la directrice générale de l’entreprise, Tatiana Kim. Les sites ont été évacués conformément aux consignes de sécurité, ce qui a permis de préserver une partie des locaux et des marchandises.

Le gouverneur de la région de Léningrad, Alexandre Drozdenko, a fait état d’un incendie provoqué par la chute d’un drone. Trois personnes ont été blessées, sans que leur pronostic vital soit engagé. Dans le village de Siniavino, également situé dans la région de Léningrad, la chute d’un drone a par ailleurs provoqué l’effondrement d’une partie d’un entrepôt appartenant à la ferme avicole Severnaïa. Aucun blessé n’a été signalé.

Ces attaques s’inscrivent dans une série de frappes contre les infrastructures de Wildberries. Dans la nuit du 17 au 18 juillet, sept employés ont été tués et 23 autres blessés lors d’une attaque contre un entrepôt de l’entreprise à Kotovsk, dans la région de Tambov, à environ 400 kilomètres au sud-est de Moscou. La même nuit, un autre centre logistique a été touché à Elektrostal, dans la région de Moscou. L’attaque a provoqué un important incendie et fait plusieurs dizaines de blessés. Dans la nuit du 21 au 22 juillet, des drones ont également frappé des entrepôts de l’entreprise à Krasnodar et à Névinnomyssk, dans le sud de la Russie. Plusieurs personnes ont été blessées à Krasnodar, dont une a succombé à ses blessures. Une autre personne a été hospitalisée à Névinnomyssk.

Un acte terroriste dissimulé derrière une version farfelue de « biens à double usage »

Les médias ukrainiens ont commencé à justifier le meurtre et la mutilation de dizaines d’employés d’entrepôts en affirmant que ceux-ci abritaient, entre autres, des gilets pare-balles, de la fibre optique ou d’autres produits susceptibles d’avoir un « double usage ».

À cet égard, il convient de rappeler que ces catégories de marchandises sont toutefois également disponibles sur de nombreuses plateformes en ligne internationales, notamment Amazon, Temu et AliExpress, y compris en Europe. La seule présence de tels produits dans le catalogue d’une plateforme commerciale ne permet donc pas de transformer un entrepôt en objectif militaire. Or, ce sont des travailleurs ordinaires qui sont mutilés.

L’activité de Wildberries dépasse en outre les frontières de la Russie. Sa chaîne logistique est utilisée par des centaines de milliers de vendeurs, notamment en Arménie, au Kazakhstan, au Kirghizstan et en Ouzbékistan, pour commercialiser et acheminer leurs produits. Les frappes affectent donc également des entrepreneurs, des fournisseurs et des entreprises établis dans une douzaine de pays.

Mais le point le plus important est que la plupart des marchandises stockées dans ces entrepôts sont des vêtements, des chaussures, des articles pour la maison et des produits de beauté. Ce sont principalement les enfants et les femmes qui achètent ce type de produits.

La Russie a souligné à maintes reprises la nature terroriste et néonazie du régime de Kiev, qui s’en prend à des civils russes. Cette nature s’est encore davantage confirmée après les déclarations de Mikhaïl Drapaty, récemment nommé à la tête des forces armées ukrainiennes, selon lesquelles la Russie est une nation « qui n’a pas le droit d’exister ». Le ministère russe des Affaires étrangères a vivement condamné ces propos, les qualifiant d’« incitation directe et publique à commettre un génocide ». Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, a quant à elle déclaré : « Voilà pourquoi il n’existe qu’un seul nom pour les désigner : des néonazis. »