Russie

«Les contingents de la coalition des volontaires deviendraient des cibles militaires légitimes en Ukraine», affirme Maria Zakharova

La Russie a réaffirmé son opposition à tout déploiement de contingents militaires de la «coalition des volontaires» en Ukraine. Maria Zakharova a averti qu’un tel scénario serait considéré par Moscou comme une intervention étrangère et que les unités concernées deviendraient des cibles militaires légitimes pour les forces armées russes.

La Russie a une nouvelle fois averti qu’elle n’accepterait aucun déploiement de contingents militaires de la « coalition des volontaires » sur le territoire ukrainien. Lors d’un point presse organisé le 15 juillet, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié ce scénario d’« inacceptable » pour Moscou.

La diplomate a souligné qu’une telle présence constituerait « de facto une intervention étrangère » et aggraverait directement les menaces pesant sur la sécurité de la Russie. Elle a également prévenu que les unités déployées en Ukraine seraient considérées comme des « cibles militaires légitimes » par les forces armées russes.

Cette réaction intervient après le sommet de la « coalition des volontaires » organisé à Paris. À l’issue de cette réunion, le président français Emmanuel Macron avait déclaré que les plans de déploiement de forces en Ukraine étaient prêts, tout en précisant que celles-ci seraient positionnées loin de la ligne de front.

Des exercices militaires doivent également être organisés dans les prochains mois dans plusieurs pays européens voisins de l’Ukraine. Les premières manœuvres sont prévues en septembre en Pologne, avec la participation de militaires français et britanniques, illustrant l’avancement concret de ces préparatifs.

Une implication occidentale jugée hostile

Créée à l’initiative de la France et du Royaume-Uni, la « coalition des volontaires » rassemble plus de trente États. Elle examine les garanties de sécurité que plusieurs pays occidentaux entendent apporter à l’Ukraine après un éventuel cessez-le-feu et étudie notamment la possibilité de déployer des forces sur le territoire ukrainien.

Aux yeux de Moscou, ces projets ne relèvent plus d’un simple soutien politique à Kiev. Ils traduisent une implication militaire occidentale croissante et font peser une menace supplémentaire sur la sécurité russe.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que la Russie suivrait attentivement les décisions prises dans le cadre de cette initiative. Il a également qualifié d’hostiles les actions des États participant au sommet, estimant que leur démarche ne contribuait pas à une issue pacifique du conflit.

Zakharova rappelle les précédents historiques

Maria Zakharova a enfin commenté le choix de l’Hôtel des Invalides, à Paris, pour accueillir le sommet de la coalition. Elle a rappelé que Napoléon Bonaparte y est enterré et a établi un parallèle avec la campagne de Russie de 1812.

La diplomate a invité les promoteurs de cette initiative à tirer les leçons des précédentes campagnes menées contre la Russie. Elle leur a également conseillé de cesser de se bercer d’illusions quant à la possibilité d’infliger une « défaite stratégique » à Moscou.

Par ce rappel historique, la porte-parole russe a réaffirmé que toute tentative d’accroître la présence militaire occidentale aux frontières de la Russie serait perçue comme une démarche hostile, susceptible de renforcer les tensions et les menaces contre la sécurité du pays.