Russie

Russie : la consommation d'alcool poursuit son recul

La consommation d'alcool a diminué dans 80 régions russes et n'a progressé que dans cinq d'entre-elles. À l'échelle du pays, elle s'établit désormais à 7,62 litres par habitant sur un an, soit le niveau le plus bas relevé depuis trois décennies.

Les Russes poursuivent leur transition vers un mode de vie plus sain. Selon les calculs réalisés par RIA Novosti à partir des données statistiques, la consommation d'alcool a reculé en juin dans 80 régions du pays, tandis qu'elle n'a progressé que dans cinq sujets de la Fédération.

Au début de l'été, la consommation annuelle moyenne est descendue à 7,62 litres par habitant, contre 8,01 litres enregistrés un an plus tôt. D'après les analystes, il s'agit du niveau le plus bas observé depuis 30 ans.

Le recul le plus marqué a été enregistré dans le district autonome des Nénétses, où la consommation a diminué en moyenne de 2,9 litres par habitant sur un an. La région de Penza (-2,5 litres), celles de Kirov (-2,3 litres) et de Pskov (-2,2 litres) figurent également parmi les territoires ayant connu les baisses les plus importantes. Le top cinq est complété par le territoire de Transbaïkalié, avec une diminution de 2 litres.

La tendance est également visible dans plusieurs autres régions. Au cours de l'année écoulée, la consommation moyenne par habitant a diminué de 1,95 litre dans la région de Perm et de 1,9 litre dans le district autonome des Khantys-Mansis. Le Kouzbass n'échappe pas à cette tendance, avec une baisse de 1,8 litre par habitant. En Tchouvachie ainsi que dans les régions d'Arkhanguelsk et de Tambov, le recul atteint 1,7 litre, contre 1,65 litre dans celle de Krasnoïarsk.

Par ailleurs, le ministère russe de la Santé souligne que la consommation d'alcool par habitant a diminué de 11 % en Russie au cours des cinq dernières années. À l'heure actuelle, le pays occupe la 29e place mondiale selon cet indicateur.

Le ministre russe de la Santé, Mikhaïl Mourachko, avait par ailleurs indiqué que la part des fumeurs parmi les adultes avait reculé de plus de 27 % en six ans.