Le Service fédéral de sécurité (FSB) russe a déjoué une série d'attentats terroristes « d'une ampleur et d'une gravité sans précédent » planifiés par les services secrets ukrainiens, a annoncé le Centre des relations publiques du FSB le 9 juillet. Selon ce communiqué, les auteurs prévoyaient d'utiliser des drones pour saboter des infrastructures militaires et l'un des principaux complexes militaro-industriels russes. De plus, ils projetaient des assassinats de membres du ministère russe de la Défense.
En particulier, les forces de l'ordre ont interpellé à Moscou une femme qui préparait un attentat contre un officier russe de haut rang. La suspecte, âgée de 25 ans, avait été recrutée par les services secrets ukrainiens en 2024. Le FSB a précisé que le responsable ukrainien chargé de la supervision avait, dans ses échanges avec la femme, « simulé une relation amoureuse », lui promettant de la poursuivre sur le territoire ukrainien une fois toutes les missions accomplies. Selon l’enquête, en 2026, la suspecte a loué un appartement à Moscou, où elle a installé des caméras de surveillance pour filmer le domicile et la voiture d'un militaire de haut rang, dont les images étaient retransmises en Ukraine. De plus, elle repérait les emplacements des caméras près du domicile de l’officier et en communiquait les coordonnées à son responsable.
La femme a été interpellée par des agents du FSB et placée en détention. Elle a reconnu sa culpabilité, s'est repentie de ses actes et coopère avec l'enquête. Une procédure pénale a été ouverte à son encontre pour préparation d’un attentat terroriste, ses actes devant par la suite être qualifiés de trahison.
Tentative d'assassinat à l'aide d'un drone transportant des explosifs déjouée
Le FSB a également interpellé un homme qui, sur ordre des services secrets ukrainiens, projetait de commettre un autre attentat terroriste à Moscou contre un haut responsable du ministère russe de la Défense. Un engin explosif pour drone contenant 600 grammes d'explosifs, ainsi que des caméras de surveillance et du matériel de camouflage, ont été saisis chez lui.
L'enquête a révélé que l'individu avait été condamné en Russie en 2002 pour vol et cambriolage et qu'après avoir purgé sa peine, il s'était installé en Ukraine. Selon son témoignage, en février 2026, il a été recruté par les services secrets ukrainiens, qui l'ont menacé de porter plainte contre son épouse. Il a ensuite suivi une formation au maniement des armes à feu et aux explosifs, à la suite de laquelle il a été transféré dans le sud de la Russie. Tout comme la jeune femme interpellée, il a loué un appartement à Moscou, où il a installé deux caméras de surveillance pour épier à distance le domicile du militaire. Afin de se déguiser en vue de l'attentat, il s'était procuré une moustache et une barbe postiches ainsi que des fausses lunettes.
Selon le FSB, le suspect a avoué avoir collaboré avec les services secrets ukrainiens et avoir préparé un attentat terroriste.
Depuis le début de l'opération militaire spéciale en Ukraine, le FSB annonce régulièrement l’arrestation de personnes collaborant avec les services ukrainiens. Début mai dernier, le FSB a interpellé un homme né en 2002 qui, agissant pour le compte des services secrets ukrainiens, avait recruté au moins quatre habitants de Koursk parmi ses proches afin de collecter et de transmettre des informations, notamment des photographies, concernant des installations militaires et civiles de la région.