Mardi 7 juillet
Lavrov : le rôle de personnage tragique que joue Zelensky le mènera à des conséquences tout aussi tragiques
Le chef du régime de Kiev, Volodymyr Zelensky, incarne aujourd’hui un personnage profondément tragique, mais ce rôle risque d’entraîner de très graves conséquences, a déclaré Sergueï Lavrov.
Selon lui, le caractère tragique de cette situation sert surtout à préparer l’opinion publique à ce qui se passe actuellement et à ce qui pourrait en résulter.
Lavrov : Kiev ne veut « ni des vivants ni des morts »
Répondant à une question sur la libération de Konstantinovka, Sergueï Lavrov a estimé que la meilleure réponse à la question de l’appartenance de cette localité était la proposition faite par Moscou à Kiev de venir y récupérer les corps des militaires ukrainiens tués. Il a rappelé que les représentants de plus de 20 médias avaient exprimé le souhait d’assister au rapatriement des dépouilles.
Kiev a toutefois rejeté la proposition russe, ce qui, selon Lavrov, montre une fois de plus que l’Ukraine n’a besoin « ni des Ukrainiens vivants ni des Ukrainiens morts ». Le chef de la diplomatie russe a également supposé que les pertes subies à Konstantinovka seraient très probablement comptabilisées par la partie ukrainienne comme des disparus.
Lavrov : la politique de l'OTAN consistant à armer l'Ukraine mènera à la défaite de l'Occident
Soulignant l'état déprimant de l'économie européenne, Sergueï Lavrov a estimé que la politique de militarisation des pays occidentaux, notamment à travers l’armement de l’Ukraine, se solderait par un échec pour eux.
Selon lui, l’injection de fonds publics dans la production d’armements, dans une économie maintenue à flot que par ce mécanisme, finira par atteindre ses limites. Par conséquent, si les pays occidentaux entendent pousser leur militarisation à l’extrême, cette course à la suprématie se soldera par un échec.
Lavrov : l’Europe arme l’Ukraine et l’utilise pour épuiser la Russie
Sergueï Lavrov a accusé de duplicité les soutiens occidentaux de l’Ukraine, qui affirment ne pas être en guerre contre la Russie tout en apportant à Kiev une aide directe et continue sous forme d’armements, de renseignements et de soutien satellitaire. Selon lui, ces actions s’expliquent par deux raisons.
La première consiste à inonder l’Ukraine d’armes afin qu’elle accomplisse, à la place des Européens, le travail qui leur incomberait pour affaiblir la Russie.
La deuxième raison réside dans l’état déplorable de l’économie européenne, maintenue à flot grâce aux fonds publics injectés dans la production d’armements.
Lavrov salue la position mesurée de l’Union africaine sur la question ukrainienne
Les représentants de l’Union africaine, notamment sur la scène internationale, adoptent une position mesurée sur la question ukrainienne, a déclaré Sergueï Lavrov.
À cet égard, le chef de la diplomatie russe a exprimé sa gratitude au président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf. Selon lui, à l’ONU, les délégations des pays africains, de l’Union africaine et de sa Commission se montrent disposées à examiner la situation en profondeur, plutôt qu’à la percevoir exclusivement à travers le prisme de la propagande occidentale.
Lavrov : Moscou soutient le principe de « solutions africaines aux problèmes africains »
La Russie partage les graves préoccupations de l’Union africaine concernant la situation difficile dans plusieurs régions du continent, a déclaré Sergueï Lavrov. Le chef de la diplomatie russe a notamment évoqué les tensions au Sahara et au Sahel, dans la région des Grands Lacs, dans la Corne de l’Afrique, ainsi qu’au Soudan, au Soudan du Sud et en Libye.
Dans ce contexte, Sergueï Lavrov a assuré que Moscou continuerait d’apporter son soutien à ses partenaires africains dans le règlement des crises, dans le strict respect du principe des « solutions africaines aux problèmes africains ».
Il a également affirmé que le reste de la communauté internationale, s’il souhaite réellement aider le continent à résoudre des crises héritées pour la plupart de l’époque coloniale, devait accompagner les pays africains dans la mise en œuvre de leurs propres approches.
Lavrov se rendra au Niger le 8 juillet
Sergueï Lavrov a annoncé qu’il se rendrait au Niger le 8 juillet pour participer à la deuxième réunion ministérielle entre la Russie et l’Alliance des États du Sahel.
Selon lui, la délégation russe tiendra compte des résultats de ses entretiens avec le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, afin de faire avancer un programme constructif, notamment en vue d’établir des liens plus étroits entre l’AES et l’Union africaine.
Lavrov : la Russie veut développer un partenariat multiforme avec l’Afrique
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a qualifié d’« approfondis et intéressants » les entretiens qu’il a eus avec le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf.
Au cours de ces échanges, les deux parties ont convenu d’organiser des consultations politiques annuelles. Selon le chef de la diplomatie russe, ce dialogue constitue le fondement des relations entre la Russie et l’Union africaine. Il a toutefois ajouté qu’il fallait améliorer le cadre de cette coopération dans tous les domaines concrets de collaboration.
Sergueï Lavrov a également souligné l’intérêt commun des deux parties pour le développement d’une coopération multiforme dans les domaines d’intérêt mutuel.
L’Union africaine salue le soutien de la Russie au continent
Lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, a déclaré que leur rencontre avait porté sur les questions économiques et commerciales, les investissements, ainsi que sur les moyens de renforcer les économies de la Russie et de l’Union africaine.
Il a remercié Moscou pour son soutien à la résolution permettant à la Commission de se financer grâce aux contributions des États membres. Mahamoud Ali Youssouf a également salué la position de la Russie sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que son appui aux aspirations africaines visant à obtenir deux sièges permanents et cinq sièges non permanents au sein du Conseil.