Dans un communiqué publié ce 6 juillet sur sa chaîne Telegram, le ministère russe de la Défense a annoncé avoir déjoué au cours de la nuit une « attaque massive contre le territoire russe » menée par les forces ukrainiennes, annonçant la destruction de 613 drones sur 625 lancés par Kiev contre plusieurs régions russes.
« Cette attaque reflétait la volonté de Zelensky, à la veille du sommet de l’OTAN à Ankara, de démontrer à ses parrains européens, notamment au Royaume-Uni, sa disposition à frapper depuis le territoire ukrainien des infrastructures civiles en Russie, à leurs frais », a souligné l’armée russe. Moscou a précisé que les sites civils endommagés seraient restaurés « dans les plus brefs délais ».
Le ministère russe a fustigé les « efforts de l’ennemi » visant à dégrader des infrastructures civiles énergétiques et pétrolières dans plusieurs régions russes, notamment en Crimée, dans les régions de Léningrad, de Briansk, de Belgorod, de Iaroslavl, de Kalouga et de Koursk.
Selon le décompte communiqué par Moscou, 147 drones ont été détruits au-dessus de la région de Briansk, 43 au-dessus de celle de Belgorod, 48 au-dessus de la région de Léningrad, 72 au-dessus de celle de Iaroslavl, 64 au-dessus de la Crimée et 31 au-dessus de la région de Kalouga.
Les industries liées aux forces ukrainiennes ciblées par la riposte russe
« En réponse à l’attaque terroriste du régime de Kiev, l’armée russe a mené, dans la nuit du 6 juillet 2026, une frappe massive au moyen d’armes de haute précision à longue portée à base terrestre, aérienne et maritime, ainsi que de drones de frappe, contre des entreprises de l’industrie militaire, de même que contre des installations pétrolières et énergétiques liées aux forces armées ukrainiennes dans la ville et la région de Kiev », peut-on également lire.
Ces nouvelles attaques ukrainiennes contre le territoire russe surviennent à la veille d’un sommet de l’OTAN qui doit se tenir à Ankara les 7 et 8 juillet. Volodymyr Zelensky entend réclamer des moyens militaires, notamment des missiles pour les batteries américaines Patriot. « Il est crucial que le monde — en premier lieu les États-Unis et nos partenaires européens — ressortent du sommet de l’Otan à Ankara avec des décisions fermes en faveur de notre défense antiaérienne », a-t-il demandé ce 6 juillet sur X.